21 décembre 2007
"Les Femmes de ses rêves", de Peter et Bobby Farrelly (2007)
Eddie (Ben Stiller) vit en célibataire malgré lui en cours de consolidation, mais ce ne sont pas les remarques aigres-douces de la femme de son meilleur ami, tyrannisé volontaire, ni les confidences osées de son père qui lui donneraient des regrets. Jusqu'au jour où il croise une belle jeune femme (Malin Akerman) qu'il revoit chastement pendant un mois ou deux, après quoi elle lui annonce qu'elle va devoir partir pour les Pays-Bas : c'est le moment, lui assure son entourage, de se jeter à l'eau et de lui demander sa main pour ne pas risquer de la perdre...
C'est donc au cours de leur voyage de noces qu'Eddie va vraiment faire connaissance de sa femme...
MON AVIS
Une comédie loufoque, assez drôle, qui tente (pas de suspense : en vain) de marcher sur les pas de "Mary à tout prix" (1998) : toujours le formidable Ben Stiller, en malchanceux névrosé, et, faute d'avoir convaincu Cameron Diaz, les frères Farrelly ont engagé la somptueuse Malin Akerman qui lui ressemble étonnamment. On retrouve l'humour régressif que j'aime tant, moi qui paradoxalement supporte assez mal la vulgarité : scatologie, humour franchement en dessous de la ceinture (piercings trop bien placés, succédant aux fermetures-éclairs de l'autre film des frères Farrelly). Et j'imagine que tout jeune marié à la hâte qui découvre la vérité sur son conjoint ressent exactement ce qu'Eddie ressent...
Et c'est là que commence ce que j'ai nettement moins aimé : délaissant le massacre en règle de Lila, la trop belle jeune épousée (il restait des horreurs à débusquer, j'en jurerais), les cinéastes l'enferment avec un coup de soleil dans sa chambre d'hôtel et en font un second rôle, perdant de la pellicule à promener Eddie avec l'archétype de la brune saine, pétillante, grande copine (Michelle Monaghan) sur des plages ou en bateau, avec à la clef, des gags d'une moindre qualité qui ennuient ferme. La chute du film, inattendue, atténue légèrement la déception qui pointe son nez.
Tout ou presque est dans la bande-annonce :
12 décembre 2007
"La Vie sur Terre", d'Abderrahmane SISSAKO (1998)
SYNOPSIS
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A la veille de l'an 2000, Abderrahmane Sissako, cinéaste mauritanien vivant en France, décide de revenir à Sokolo, un petit village
du Mali, retrouver son père : "Cher père... contrairement au message que je t'ai fait parvenir, un changement important fait que je serai bientôt avec toi à Sokolo : le désir de filmer Sokolo, la vie, la vie sur terre, le désir aussi de partir...".
Arrivé au village, il se met à errer dans les ruelles, sur les places, au bureau de poste, dans les champs. C'est alors qu'il croise Nana, une jeune fille, elle aussi de passage. Quelque chose d'impalpable et de ludique se noue entre eux tandis que dans le village, la vie continue.
MON AVIS
Un film étrangement immobile, récit d'une Afrique qui ne change pas, ou si lentement, oubliée du progrès qu'apporte le temps au reste du monde (les scènes incroyables des villageois avec l'unique téléphonique, leur admirable patience résignée !), écrasée par le soleil et la pauvreté. D'une grande beauté souriante puis triste, comme la belle Nana qui passe et repasse avant de repartir. Je l'ai peut-être trouvé, si je puis me permettre, un petit quart d'heure trop long, sans quoi je l'aurais trouvé plus percutant et pour ainsi dire parfait !
