Au Fil des images

Ceci est mon journal des films vus de préférence au cinéma, mais aussi à la télévision ou en DVD, VHS ou autres supports. Je tâcherai au fil du temps de mettre également à jour la liste des films que j'ai vus dans le passé, avec des omissions.

30 juillet 2008

"Wall-e" d'Andrew STANTON (2008)

L'HISTOIREwalle


La planète trop polluée ne peut plus - il fallait s'y attendre - prétendre à héberger la vie : une colonie de Terriens décide de la quitter, le temps d'une croisière de plusieurs centaines d'années dans l'espace et de la laisser se reconstituer.
Pendant ce temps-là quelques robots, comme Wall-E, sont programmés pour contribuer à compacter les déchets... Mais Wall-E a une vie intérieure et contemple avec envie des films où l'on peut ne pas être seul...

MON AVIS


Une très jolie fable écologiste sans nian-niaisisme à force de pédagogie, c'est bien du Pixar. Je pense malgré tout qu'à force de veiller à ce que les parents accompagnateurs trouvent leur compte, ces derniers finissent par être mieux servis que les enfants. J'ai été agréablement surprise par le fait que les inconnus, les nouveaux venus humains soient présentés comme des personnes qui peuvent se montrer coopératives et agréables : l'inconnu est trop souvent montré comme un danger dans les films pour enfants, et l'Humain, le grand ennemi de la Nature. Peut-être que c'était pour éviter des polémiques car les humains de 2700 sont... obèses ! si en plus on en avait fait des personnes antipathiques...

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Posté par DonaSwann à 14:29 - Cinéma - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

28 juillet 2008

"Le Corps de mon ennemi" d'Henri VERNEUIL (1976)

corpsennemiL'HISTOIRE


Un homme sort de prison au bout de sept ans, accusé à tort d'avoir tué le footballeur vedette de sa ville, de passage dans son cabaret.

MON AVIS


A l'aide de flashback nets et dégagés du côté languissant qu'ils ont parfois, Verneuil écrit à la fois la toile d'araignée tissée dans le passé, autour d'un jeune homme (Jean-Paul Belmondo) désireux d'une revanche sociale et celle que l'innocent libéré va tisser autour de ceux qui l'ont fait tomber dans un piège et l'ont déshonoré.

Si le héros n'a rien de toujours très sympathique, son opportunisme n'est pas dissimulé, la dureté envers l'héritière de son ennemi (Marie-France Pisier, très juste dans ce rôle) est parfois choquante, le scénario et la progression de ce film paraissent vraiment impeccables. A voir.

Posté par DonaSwann à 14:05 - Télévision, câble - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

23 juillet 2008

"Marie-Antoinette", de Sofia COPPOLA (2006)

L'HISTOIREmarieantoinette


C'est l'Histoire, réécrite artistiquement, d'une reine controversée à l'impopularité de laquelle on attribue la chute de la monarchie en France.

MON AVIS


J'ai été impressionnée par la façon élégante dont Sofia Coppola a su éviter l'écueil documentaire et apporter un regard frais sur un destin qui a tant fasciné qu'il en a été rebattu.
D'abord, sa façon de filmer, sur les lieux, ne sent ni la poussière, ni le musée, et les objets, les meubles sont filmés de manière si intime et tiède... que le spectateur se sent chez lui, trouve le XVIIIème siècle finalement "habitable". La présence de la musique rock (loin d'être systématique, contrairement à ce que certaines critiques m'avaient laissé penser) n'y est pour rien : j'aurais tendance à interpréter sa présence comme une façon de rappeler que le but n'était pas la reconstitution historique, et non pas à quêter la sympathie du spectateur contemporain. Cette musique contemporaine, ai-je cru remarquer, intervenait à des moments transgressifs de la vie de odalisqueblondeMarie-Antoinette (magnifique Kirsten Dunst, qui prête durablement ses traits à une reine qui ne lui ressemblait pas tant) : un bal masqué interdit, une sieste crapuleuse avec Axel Fersen... Cette dernière scène est d'un érotisme digne des tableaux de Jean Honoré Boucher, l'Odalisque blonde, par exemple, mais sans ostentation, sans affectation de voyeurisme.

Cette façon glissée, non appuyée, d'évoquer la façon dont une jeune archiduchesse arrive dans une cour hostile à son pays, dont l'étiquette la ferait s'esclaffer si elle ne cherchait, sans arrêt, à se faire accepter et se montrer docile et attentive, est parfaite. La caméra effleure le beau visage de l'actrice dans son eldorada du Petit Trianon, enfin apaisée semble-t-il, dans la maternité et la sensation simple. L'affection qu'elle porte à son époux, timide et réprimé, est touchante. En contrepoint de l'initiation insistante aux conventions, aux interdits, on devine que rien n'a été entrepris pour lui apprendre à être une reine instruite et avisée.

Une belle découverte ! j'en veux encore !

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Posté par DonaSwann à 13:29 - Vidéos diverses, VHS, DVD, DVX... - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

08 juillet 2008

"Goodbye, Lenin !", de Wolfgang BECKER (2003)

L'HISTOIREgoodbyelenin


Berlin, République Démocratique Allemande, à l'époque du "rideau de fer".
Une mère abandonnée par son époux, fasciné par l'Ouest, revenue de sa dépression, se lance à corps perdu dans le patriotisme et l'exaltation des valeurs anticapitalistes de son Etat. Assistant à une émeute alors qu'elle se rend à une remise de récompenses, elle fait un infarctus et reste dans le coma pendant 8 mois. Cela suffit pour qu'elle n'assiste pas à la chute du Mur de Berlin, à la disparition de certaines marques alimentaires, au changement de langage télévisuel, et revienne à elle persuadée que rien n'a changé. Or, le médecin interdit aux enfants de lui infliger désormais le moindre choc.
Ceux-ci, et spécialement son fils Alex, vont faire l'impossible pour lui reconcocter, à l'aide de complices, une petite RDA de chambre... Mais la mère elle-même n'a pas toujours dit la vérité à ses enfants...

MON AVIS


lenin_sh02Un beau film, émouvant sans être larmoyant, qui, tout en ne faisant pas de la RDA un paradis qu'elle n'a jamais été, pose la question de savoir si le bébé n'a pas été jeté avec l'eau du bain. Je pense à la séquence où, quand la mère parvient à la fenêtre et voit passer une foule de voitures de marques wessies, le fils lui fait concocter un faux journal TV où il est dit que les habitants des pays de l'Ouest, lassés d'un monde où l'on fait croire que le bonheur tient à une télévision, à une voiture, à la consommation, émigrent massivement à l'Est. N'est-ce pas la question que nous nous posons actuellement, devant la déroute des économies basées uniquement sur la croissance et impuissantes à assurer le "bonheur matériel", soi-disant garant du "moral des ménages" ?

J'ai été désagréablement piquée de m'apercevoir que Jeunet a largement piqué à l'esthétique de ce film, à la façon de présenter l'enfance dans des années 70 mélangeant désuétude et vétusté, et je ne parle même pas de la musique du film, parfois identique à celle d'Amélie Poulain.

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Posté par DonaSwann à 10:10 - Vidéos diverses, VHS, DVD, DVX... - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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