29 mars 2009
"L'amour extra-large", de Bobby et Peter Farrelly (2002)
Vu au cinéma
Un homme est obsédé par l'apparence extérieure des femmes qu'il croise et courtise (sans se préoccuper, d'ailleurs, de la sienne, soit dit tout de go). Un homme l'hypnotise : il verra les femmes belles si et seulement si elles sont également bonnes à l'intérieur. Le voilà alors qui, à la stupéfaction générale, se met à faire des ronds de jambes à des filles non seulement quelconques, mais parfois repoussantes. Il se met alors à s'étonner de l'intelligence et de l'humour de ses conquêtes...
MON AVIS
Amoureux du politiquement correct et du manichéisme, foncez !
Il va de soi que les femmes laides sont belles à l'intérieur et que les bombes ne présentent aucun intérêt humain. Bien entendu, l'individu médiocre qu'est le héros tombe toutes les mochetés, trop heureuses qu'on les courtise (elles se doivent être conscientes de l'honneur qui leur est fait et de l'occasion qu'il ne faut pas laisser passer), et ensuite tombe réellement amoureux de l'une d'elles. Celle-ci le verra bien entendu venir puis revenir avec gratitude et sans discussion. Est-ce que c'est vraiment si fin, une grosse ?
Sans jamais faire dans la dentelle, j'ai connu les frères Farrelly plus inspirés. Bof.
"La Seconde surprise de l'amour", Marivaux mis en scène par Luc Bondy
Vu en théâtre filmé sur ARTE.
Une comédie de Marivaux où deux endeuillés trouveront de la douceur à se confier leurs malheurs puis de l'amertume à essayer de deviner si l'autre ressent la même douceur, sans y parvenir.
Pour un résumé détaillé, je vous renvoie à l'article de Wikipédia.
MON AVIS
La mise en scène est faite avec des costumes contemporains. C'est vraiment très amusant, il y a des jeux avec les décors qui sont assez captivants et empêchent l'ennui devant un texte toujours assez "entortillé". Il y a toujours un moment où je m'ennuie devant une pièce de Marivaux, et cela n'est pas arrivé cette fois.
La musique est très agréable, pas trop envahissante, contrairement à l'usage pénible qui en est fait trop souvent au théâtre.
23 mars 2009
"Salomon et la Reine de Saba"
Vu au C.E.C. George Sand, Vitrolles.
Texte de Claude-Henri ROCQUET.
Interprétation de Jean-David.
Spectacle musical (le conteur s'accompagne au luth) et poétique. Les images et tableaux narrés sont saisissants de beauté simple si bien que nous nous évadons et que plus d'un spectateur avouait à mi-voix en sortant avoir fermé les yeux pour mieux rêver ou entendre.
Entendre : "musique intérieure" où à trois reprises, la voix de l'homme et celle du luth se confondent en une note... Saisissant !


