particeleBruno et Michel sont demi-frères par leur mère, une bobo devenue hippie par désir pour les jeunes gens, qui les a abandonnés tout enfants.
L'un est enseignant, l'autre chercheur en biologie moléculaire ; l'un désespère de s'épanouir sexuellement, l'autre n'y pense même pas. Je simplifie le récit, et je le regrette.


J'ai beaucoup aimé ce livre qui, tout en se complaisant parfois dans le crapoteux et les effets faciles du libertinage (ce qui peut légitimement rebuter certains lecteurs), s'efforce de rattacher tout cela dans une réflexion anthropologique de haut vol, et à laquelle, notamment pour les très nombreuses dissertations de biologie moléculaire, je ne suis pas sûre d'avoir tout compris.
Très curieusement, ce livre est à la fois un déclaration d'hostilité à la nature humaine, et un hommage à l'humanité, qui fait apparaître qu'elle ne peut réellement être sauvée que par l'amour et la tendresse.
Dans certains forums de lecture, j'ai été celle qui récusait le procès d'intention qui lui était fait de se complaire dans les tableaux libertins, arguant (je le fais ici à l'avance) que le libertinage tel qu'il est dépeint par Houellebecq est tout sauf appétissant, et qu'il me semble qu'il en fait bien davantage le procès que l'éloge ! (et quand bien même...)