Chez DonaSwann ;o)

Ceci est le journal de mes films, de mes lectures, de mes spectacles et, parfois, des expositions où je vais, sans prétention à l'exhaustivité, ni au suprême bon goût.

30 juillet 2009

"Malcolm X" de Spike Lee (1993)

malcolmxL'HISTOIRE


C'est une biographie sans concession, à peine hagiographique, du grand leader de Nation of Islam. Chute et rédemption du rejeton d'un groupe ethnique humilié, qui se cherche une raison de s'estimer et qui la trouve dans la religion, après un passage houleux à travers les petits trafics, les aventures avec la femme blanche, la manipulation de type sectaire.

MON AVIS


Spike Lee a beau être engagé, l'amour et l'ardeur ne l'aveuglent pas. Malcolm X a beau être d'une pureté qui pourrait tenter l'hagiographe, le cinéaste souligne qu'on peut être parfois d'une naïveté coupable.
L'émotion gagne au fil des images. La beauté des chants musulmans associés à des prières a quelque chose de galvanisant.

Vu en vidéo à la demande.

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29 juillet 2009

"Monty Python - Le Sens de la vie", de Terry GILLIAM et Terry JONES (1983)

L'HISTOIREsens_de_la_vie


Des sketches avec transition explorent "le sens de la vie", le mystère de la naissance, de l'éducation, de la sexualité, de la mort...

MON AVIS


Du délire, du mauvais goût, des idées loufoques complètement hilarantes, on ne sait plus où donner du jugement.

Ma séquence préférée est celle du père catholique qui est dans la misère pour respecter à la règle l'interdiction de l'Eglise de la contraception. A voir !

Vu en vidéo à la demande.

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28 juillet 2009

"Sale Môme", de Jon TURTELTAUB (2001)

L'HISTOIREsalemome


Russ Duritz (Bruce Willis) est un conseiller en image aigri, indifférent et froid, sans empathie pour personne. Il est agité de tics et a des visions : d'abord un avion, puis un enfant...
Il prend rapidement rendez-vous avec un psy, mais c'est un dialogue avec son hallucination qui va lui donner une partie de la clé de l'énigme...

MON AVIS


Du Walt Disney bien lénifiant, idéal pour une sortie-ciné avec papa, surtout si papa a des regrets de ses mauvais choix. La leçon du film est qu'il n'est jamais trop tard pour réfléchir et "se reconstruire" (je commence à haïr ce mot, galvaudé et resucé). Des petits moments fantastiques et finalement merveilleux.
Rusty (Spencer Breslin) est un enfant vraiment adorable ; à noter un petit refrain de size acceptance nuancé (c'est bête et grossier de tancer les gros mais c'est quand même mieux s'ils font du sport) qui n'est pas aussi lourdement asséné que dans ma parenthèse.

Vu en Vidéo à la demande.

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25 juillet 2009

"Harry Potter et le Prince de Sang-Mêlé", de David YATES (2009)

L'HISTOIREprincesg


Pour ceux qui, par principe ou par goût, auraient boudé l'opus littéraire de J.K Rowling, voici de quoi il s'agit : nouvelle rentrée des classes sous le signe d'une réactivation du plus grand mage noir de tous les temps (beaucoup moins présent à l'image) et surtout de ses séides, les Mange-Morts, Bellatrix (Helena Bonham Carter, sublime dans quelque rôle que ce soit) et Drago Malefoy (Tom Felton, extrêmement soigné par le chef opérateur, sans doute à suivre dans un autre film), finalement initié, en tête de ceux-ci.
En face, Harry Potter (Daniel Radcliffe), entré dans la phase apaisée de l'adolescence, et ses amis, bien décidés à ne pas laisser Lord Voldemort gouverner le monde des sorciers. Or Dumbledore en qui Harry a mis toute sa confiance en tant que chef de la résistance fait beaucoup de mystères...
Voilà que, sur son ordre, Harry va devoir devenir l'élève du nouveau professeur des potions, Slughorn, et même avoir des relations extrascolaires avec, alors que ce n'est certainement pas par ses talents dans cet art qu'il parviendrait à l'intéresser. Or il trouve dans l'armoire un manuel de cours annoté de la main d'un mystérieux "Prince de Sang-Mêlé" qui se révèle un adjuvant le propulsant en tête de classe...

MON AVIS


De même que les jeunes acteurs ont grandi, le film quitte le rythme et les tics du film pour enfant. Certes, il y a une continuité esthétique en constrastes orangés / vert-bleu, mais avec des décors tourmentés arrachés aux tournages de Tim Burton (avec Helena Bonham Carter en fil directeur) et une caméra séduite qui flatte en mode portrait les principaux protagonistes et les suit comme dans une oeuvre urban gothic, on a réellement l'impression d'un film "normal". Les enfants présents dans la salle ne s'y sont pas trompés, qui se sont mis à s'agiter et s'ennuyer bruyamment. Leur attention a été reprise par les matches de Quidditch, qui n'ont jamais encore été aussi bien filmés et donnent envie de faire partie de l'équipe.
Le film en lui-même a un charme indéniable, les photos sont superbes, mais décevra sûrement ceux qui tiennent à voir en image le récit exact qui leur a plu : ils devront se résigner à voir presque un autre film, avec plusieurs centaines de pages passées à la trappe et des personnages falots dans le livre prenant une importance plus grande à l'écran.

Vu au cinéma.


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01 juillet 2009

"Mon frère est fils unique", de Daniele LUCHETTI (2007)

L'HISTOIREfilsunique


"Accio" (Elio Germano) est un jeune homme sensible et intelligent, qui entre avec sincérité au séminaire pour devenir prêtre. Épris d'absolu, il trouve logique de quitter le séminaire dans il se voit troublé par la photographie d'une belle actrice que son frère (Riccardo Scarmacio) lui donne. Mais sa famille se comporte avec un mélange d'indifférence et de direction à son égard : s'il quitte le séminaire, ce n'est pas pour autant qu'il pourra suivre les études de lettres dont il rêve, il devra être géomètre.
C'est alors qu'il choisit, contre la tradition familiale, communiste, portée fièrement et loin par son frère aîné militant, d'entrer au MSI, parti néo-fasciste italien...

MON AVIS


On comprend comment sur une nature sensible et pure une idéologie nauséabonde va pouvoir pondre fructueusement, comment les plus beaux idéaux peuvent paraître injustes et corrompus à travers l'image donnée par filsunique2ses militants... On comprend aussi l'ambigüité des personnages, notamment celle du frère aîné d'Accio à la fois cruel et généreux, bon et calculateur... J'ai été aussi très intéressée par la radioscopie d'une partie de l'Histoire italienne que je connais mal, ou par flashes, celle des luttes entre la démocratie et les extrémismes, notamment celui des Brigades Rouges...

Seule déception : je n'ai toujours pas compris le titre. Qui parle de son frère ?

Vu à la télévision.

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