symph_pUn pasteur recueille, au décès d'une de ses paroissiennes, une "enfant" aveugle, qui ne s'exprime que par grognements (sa grand-mère, sa seule éducatrice, était sourde !), qu'il appellera Gertrude. La nouvelle venue, pouilleuse, s'ajoute à un ménage déjà fort occupé, et Amélie, la femme du pasteur, en pleure de contrariété, car elle a déjà un enfant en bas-âge et une multitude d'enfants.

Le temps passe, Gertrude se révèle douée, sensible, musicienne et avec un don du bonheur que le pasteur ne trouvait pas dans sa famille et qui le rapproche d'elle. On apprend au passage qu'elle n'a pas sept ans (les substituts lexicaux l'auraient fait jurer) mais que c'était une jeune fille ; il n'avait pas remarqué, lui non plus...


Un titre qui constitue presque un jeu de mots, amer cependant, en lien avec le morceau de Beethoven que le pasteur partage avec sa pupille, et seulement elle.

Des personnages entiers, idéalistes, désireux de s'en tenir à une ascèse noble ! c'est tellement différent de ce qu'on trouve actuellement, où l'ascèse, si elle se construit, est empirique et sans cesse remaniée et bafouée au gré des courants et des opportunités ! Le dénouement est à la fois surprenant et attendu. Quand on connaît la vie personnelle d'André Gide, il est poignant.