dépliantChefs d'oeuvre du Musée Frieder Burda

Musée Granet

Place Saint Jean de Malte
13100 Aix-en-Provence
Tél. : + 33 (0)4 42 52 88 32

frieder-burdaLe nom de Frieder Burda m'était inconnu jusque-là. Il s'agit d'un collectionneur d'art contemporain allemand qui a cédé pour un été certaines de ses pièces de son musée de Baden-Baden au Musée Granet.

J'ai participé à une visite guidée de ces 53 pièces aujourd'hui.

Tout d'abord, la première salle présente Frieder Burda lui-même, les débuts de sa collection, un portrait arrivée en cinq feuilles fait par Sigmar Polke.

On découvre ensuite les toiles d'expressionnistes allemands auxquelles on prête des significations mélancolique et angoissante sur la déshumanisation, Kirchner, Macke, Beckmann. L'un de nous est même sorti car il faisait un malaise ! Moi, j'ai juste trouvé ces mélanges de noir, vert vif et vieux rose chez Beckmann un peu mal venus, mais j'ai adoré, par exemple, le tableau de Macke, avec le perroquet, qui, paraît-il, porte un sens plus sombre et que j'ai trouvé chaleureux, chatoyant. Je suis allée chercher sur internet d'autres toiles de lui et cela a confirmé mon impression carrément favorable.

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Il y avait quelques toiles de Picasso dans sa période de Mougins. Ce n'est pas celle que je préfère, et la plupart des gens ont un peu de mal avec des corps disloqués, stylisés, reportés. Mais elle reste une exploration importante dans l'histoire de l'art que je reconnais à sa juste valeur de pionnière.

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La salle suivante montrait la peinture américaine de la collection Burda, Rothko, Pollock, De Kooning puis les hyperréalistes, Katz, Morley... que j'ai beaucoup aimés.

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RICHTER_NEUSCHWANSTEINRichter_Abstraktes-BildA l'étage, Richter et son magnifique château de Neuschwanstein, que j'aurais adoré emporter, et d'autres, qui m'ont moins convaincue, je n'essaierai donc pas d'encombrer ce blog avec. Mais ensuite, sa toile toute en phosporescences et couches fondues évoquant je ne sais quelle forêt féérique, Abstraktes Bild, qui fait d'ailleurs la couverture du dépliant de l'exposition, sans parvenir à rendre l'effet incroyable de cette toile. Je ne comprends même pas que Burda ait accepté de s'en défaire... Elle est incroyable !

On voit aussi que Sigmar Polke a fait des travaux chimiques sur la toile puisqu'il parvient à la rendre transparente, crée des irisations.

J'ai absolument détesté l'oeuvre de Baselitz, et sa couleur salie, sa sculpture à la tronçonneuse, mais il n'a pas choisi le côté le plus facile de l'art.

La dernière salle réservait d'heureuses surprises, dont notamment un tableau de Neo Rausch, Interview, extrêmement composé qui doit réserver des interprétations multiples.

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Voilà une exposition qui va me donner de nouvelles pistes d'exploration et de recherche !