celivrevavoussauverRichard Novak a des douleurs épouvantables dans le corps, il ne saurait même pas dire où. Sur son terrain des hauteurs de Los Angeles, dans un quartier fréquenté par les stars ou ceux qui savent faire, comme lui, fructifier leur argent en Bourse, une sorte de dépression se creuse dans le sol, mettant en danger le bâtiment. Hospitalisé, on ne lui trouve rien. Sa routine est bouleversée et l'amènera, en sortant des rails, à rencontrer des gens, voisins, inconnus, hommes, femmes et il découvrira que leurs existences peuvent faire plus que se croiser... Mais sa famille, son fils Ben, qu'en a-t-il fait ?


Voilà un titre très alléchant ! Je l'avais mis sur ma pile-à-lire, ce qui a fait que jemlire me l'a très gentiment offert lors de la Tombola BookCrossing d'Octobre 2012.J'ai dû le prendre pour un roman dans un genre plus achevé qu'Ensemble, c'est tout, d'Anna Gavalda, que je n'ai, d'ailleurs, pas lu. Les ingrédients y sont : des gens souffrent d'être seuls, qu'ils le soient sous la forme absolue du personnage principal, Richard Novak, ou plus larvée, mère de famille ignorée, célébrités isolées... Mais le côté lénifiant s'il n'est pas complètement absent, a des tonalités un peu déconcertantes.

D'ailleurs, la leçon du roman me paraît obscure et je ne parviens pas vraiment à comprendre si l'auteur l'a fait en toute conscience, tant elle est amère et, pour tout dire, assez peu Nord-Américaine.

Je suis surprise d'avoir l'impression que l'argent est omniprésent dans le roman et qu'il est la solution aux malheurs des riches comme des pauvres : il permet aux riches de jouer les pères Noël auprès des pauvres (on leur offre des voitures, des boutiques, des séjours en thalasso, etc.) et de retrouver une sorte de lien avec les gens en général, comme si la charité était la clé de la rédemption. Remarquez, pourquoi pas ? Mais ces humbles achetés, comment se positionnent-ils par rapport à l'argent eux-mêmes ? c'est plus délicat : il semble que ce soit le dénominateur du bonheur dans ce roman. Une satire légère du parasitisme des riches et célèbres de la Côte Ouest apparaît donc, tous ces diététiciens, marchands de bien-être, grands gourous pourvoyeurs de vents et de flatulences, coatches divers, médecins sans diplômes, artisans escrocs qui proposent (et parfois imposent) de refaire toute la maison pour une vitre cassée...

Pour finir un roman qui ne tient pas vraiment les promesses du titre, pour moi, mais qui n'est pas inintéressant et qui fait faire un peu de tourisme à Malibu.