loup-wall-streetJordan Belfort (Leonardo Di Caprio, génial) découvre très vite que le milieu de la Bourse est tout sauf un consortium de beaux messieurs et belles dames policés, bourgeois et puritains. Licencié à cause d'un krach au moment où il commençait à se mettre au diapason du bordel à ciel ouvert qu'était sa boîte, il atterrit dans une boîte tout à fait miteuse dont il transfigure les pratiques en prônant l'escroquerie la plus décomplexée, d'abord à petite échelle puis en partant pêcher de plus gros poissons... Très vite, il devient richissime et attire l'attention du fisc.


 Martin Scorsese s'en donne à coeur joie : drogue, gros débiles vulgaires auxquels la malignité tient lieu d'intelligence, vénalité larvée ou putassière, cocaïne, arnaques outrancières... on nage dans l'immonde par gros temps, au sens propre comme au sens figuré. Et dans les moments les plus tragiques, il massacre son héros pour notre plus grand plaisir avec l'arme redoutable de l'humour : puissant et riche, certes, mais bien ridicule et piteux aussi... Il y a des scènes qui me font penser parfois à Lolita, à sa scène finale où Humphrey Humphrey affronte celui qui lui avait ravi Lolita, et dans ce duel qui aurait tout pour être d'un tragique intense, pointe le museau mutin de la parodie...

Bande-annonce.