feydeauJ'ai eu le plaisir de voir deux comédies en un acte de Feydeau, la célébrissime "Ne te promène donc pas toute nue" et une autre, que j'ai gagné à connaître, "Amour et Piano". J'ai aimé leur mise en scène, avec deux acteurs principaux pleins de conviction et des rôles secondaires (David Fenouil, à la mise en scène, et Rémi Sébastien) tenant avec grâce cet emploi. J'ai malheureusement assisté à la dernière (à la Comédie des Suds, susceptible d'être à nouveau à l'affiche) : c'était à revoir.

"Amour et Piano" : Une jeune fille à marier (Julie Rippert) attend son nouveau professeur, un maestro. Les tractations ont eu lieu entre sa mère et lui ; elle ne l'a jamais vu. Un jeune ambitieux de vingt-cinq ans (Pascal Valette), tel un Rastignac, cherche l'accessoire indispensable pour le poser dans le monde, une maîtresse à la mode ; il se rend chez une actrice qu'il n'a jamais vue pour lui en faire la froide et galante proposition. On lui en indique mal le chemin et il va sonner chez... la jeune fille en fleur ; la leçon de piano est fort mal engagée !

"Ne te promène donc pas toute nue" : est-il encore besoin de résumer ? Un député ambitieux (Pascal Valette) déplore, et même désespère, de l'impudeur de sa femme (Julie Rippert) : en cette période de canicule, elle ne se sent bien qu'en chemise, et circule devant tout un chacun dans ce léger appareil, quoiqu'elle s'en défende avec une mauvaise foi colossale. Or leur voisin d'en face est le facétieux Georges Clemenceau, et ils reçoivent la visite d'un maire (Rémi Sébastien) dont le député craint fort la mauvaise langue...

Théâtre La Comédie des Suds.