84charingcrossDans ce roman par lettres, le seul succès de l'auteur new-yorkaise qui n'a jamais réussi à "placer" ses pièces de théâtre et a écrit pour la télévision, on découvre la correspondance d'Helene Hanff avec une librairie londonienne, Mark's and Co. Le correspondant, Frank Doel, très réservé et guindé, contraste immédiatement avec l'approche relâchée et extrêmement désinvolte de l'acheteuse nord-américaine.

Nous sommes dans l'après-guerre, les Londoniens manquent encore de tout et l'acheteuse, ravie de certaines découvertes et de la compétence, de l'attention de ses pourvoyeurs de livres, se met à leur envoyer des colis de provisions, d'articles. Ces derniers, plus dévoués que jamais la gratifient également et n'ont de cesse de lui demander de venir les voir à Londres...


Je n'ai pas vraiment aimé ce récit, en dehors de son intérêt humain. J'ai absolument détesté le ton employé par Helene Hanff (pourtant bienveillante) et la vertu première de ce roman a été de se lire vite. Les oeuvres citées ne m'ont même pas tentée... c'est dire !

Citations :

  • Savage Landor est bien arrivé est s'est tout de suite ouvert de lui-même à un dialogue romain racontant l'homme de deux cités qui venaient juste d'être rongées par la guerre. (...) J'adore les livres d'occasion qui s'ouvrent d'eux-mêmes à la page que leur précédent propriétaire lisait le plus souvent. Le jour où le Hazlin est arrivé, il s'est ouvert à "Je déteste lire des livres nouveaux" et je me suis exclamée "Salut, camarade !" à l'adresse de son précédent propriétaire, quel qu'il soit.