moderato-cantabileJ'ai lu en diagonale ce roman en 1988, au point que j'avais gardé le souvenir d'une... pièce !... Je ne classe donc pas Moderato Cantabile parmi mes relectures !

Une bourgeoise paumée emmène son fils à ses cours de piano ; c'est à la fois important et dérisoire pour elle. L'enfant perçoit son hésitation et se résigne un peu à être une sorte d'accessoire qu'on promène. Or après une leçon, on trouve une femme assassinée dans la rue, devant un bistrot, et son amant, qui l'a assassinée, prostré sur son corps. Voilà notre Bovary bouleversée. Elle entre dans le bistrot rempli d'ouvriers pour se réconforter d'une boisson ; là, un dialogue s'ouvre avec l'un d'eux. A grands renforts de verres de vin, ils tâchent d'imaginer ensemble ce qui a pu amener cet homme amoureux à tuer cette femme, non pas par causalité, mais par état d'esprit... Ils se revoient et petit à petit, on ne sait plus, ils ne savent plus s'il parlent encore des sentiments du couple tragique ou des leurs.

Leurs entrevues avinées commencent à être notables, le scandale couve...


C'est une lecture un peu déroutante, mais intéressante. Je ne regrette pas d'y être revenue. Je ne suis cependant pas étonnée d'avoir gardé (à tort) le souvenir d'une pièce : l'adaptation théâtrale de ce roman serait d'une facilité enfantine.

 Citations :

  • Quand vous vous penchez, cette fleur frôle le contour extérieur de vos seins. Vous l'avez négligemment épinglée, trop haut. C'est une fleur énorme, vous l'avez choisie au hasard, trop grande pour vous. Ses pétales sont encore durs, elle a justement atteint la nuit dernière sa pleine floraison.