radinLe héros (Dany Boon), dont j'ai oublié le nom, est professeur de violon dans une école de musique et instrumentiste. Il est pathologiquement radin : il n'allume jamais la lumière chez lui, se douche à l'eau froide (s'il se douche, mais le réalisateur n'a peut-être pas osé aller jusque-là, se limitant à deux tenues).

Deux problèmes se présentent à lui sous la forme de femmes : l'une (Noémie Schmidt) se présente comme une admiratrice et se révèle être sa fille naturelle, qui va s'imposer (contre loyer significatif) chez lui, l'autre comme une collègue de travail enamourée. La fille a été élevée dans l'idée que son père est la générosité même, qu'il se prive de tout au profit d'un orphelinat au Mexique. Comment ne pas trop décevoir l'une et séduire l'autre ?


Bâti sur le même principe que Supercondriaque, que je découvre avec surprise avoir oublié de bloguer, c'est l'amour qui révèle le héros à lui-même et le pousse à dépasser ses angoisses pour aller vers l'Autre. Il y a une série de gags bien trouvés, hallucinants dans l'avarice qu'on croyait avoir cernée. Le scénario explore des scènes prévisibles (restaurant, quêtes diverses, déjà vues chez Molière, finalement), mais des scènes plus quotidiennes (la question des travaux de co-propriété, par exemple) que nous connaissons tous mais n'avons jamais vu représenter ; le résultat est vraiment drôle.

Ma seule déception concerne le secret de la fille du héros. Je n'en dis pas plus, pour ne pas spoiler, mais il entache ce personnage, en fait une hypocrite et une comédienne. Je suis presque sûre que c'est une idée parachutée à la dernière minute pour éviter une linéarité et qui fait beaucoup de mal au film et surtout au personnage.

Bande-annonce.