pantagruelRelecture de 2008.

Premier tome des aventures d'une famille de géants, nous commençons par la vie du fils, de Gargantua, Pantagruel. Sous le signe de la soif et de la faim dévorantes, paradigme de l'ardent désir de savoir en oeuvre pendant le mouvement européen de l'Humanisme, les personnages cherchent à acquérir un savoir encyclopédique, faire montre du plus haut niveau d'humanité que permet la chevalerie et de piété, également.

Cette translation de Gérard Milhe Poutignon m'a permis de profiter bien davantage du récit (qui gagne à être lu et relu, avant même d'avancer plus), même si le texte n'est pas intégral. L'édition scolaire censure tranquillement les côtés les plus grivois de l'oeuvre, ceux que nous qualifierions d'obscènes (pas de digression sur la taille du con de la défunte mère de Pantagruel dans son éloge funèbre, on va risquer un ouf bien contemporain). La nécessité professionnelle d'en analyser quelques passages plus précisément m'a réconciliée avec cette oeuvre, dont je vais poursuivre la lecture dans les années qui viennent (je n'ose plus dire "les mois", tant j'ai de retard).

Citations :

  • Pour ce qui est de débattre de manière contentieuse, je ne le veux certainement pas. C'est une pratique trop vilaine, je la laisse à ces brigands de Sophistes, Sorbillants, Sorbonagres, Sorbonigènes, Sorbonicoles, Sorbonifromes, Sorboniseques, Niborcisants, Borsonisants, Saniborsants.

Cycle des géants :

- Les horribles et espoventables faictz et prouesses du très renommé Pantagruel Roy des Dipsodes, filz du Grand Géant Gargantua, composez nouvellement par maistre Alcofribas Nasier (1532).
- La vie très horrifique du grand Gargantua, père de Pantagruel (1534). Lu avant 2005, pas blogué.
- Le Tiers Livre (1546).
- Le Quart Livre (1548-1552).
- Le Cinquième Livre, paru en 1564, dont l’attribution à Rabelais demeure incertaine.