1793210Elia Suleiman (dans son propre rôle) quitte la Palestine où il vit, part à Paris, puis à New York pour proposer son film. A Paris, on lui reproche que sa Palestine n'ait pas l'air d'un pays où se déroule un des conflits les plus épineux du monde, qu'elle ressemble à n'importe quel pays. D'où ce film qui prend ce jugement à rebrousse-point pour retourner à l'envoyeur son jugement : effectivement, Paris et New York ont bien souvent l'air d'un pays occupé, inquiétant, sécuritaire.

Le style est bien évidemment poétique.

Le réalisateur, cadré en milieu d'image, silencieux, le plus souvent inexpressif devant la bêtise, la roublardise, la beauté, dans presque la moitié des plans (je dis "presque" par politesse, parce que franchement, c'est un maniérisme invasif jusqu'à l'ennui) n'esquisse un sourire qu'à la fin. Et on sourit avec lui : ces garçons et ces filles palestiniens, dansant de manière endiablée, s'amusent le soir, comme tous les pays du monde doivent le leur permettre.

Je ne saurais pas vraiment expliquer le titre.

Bande-annonce.