5505683On connaît l'histoire (et c'est probablement pour cela que Greta Gerwig a brisé la construction chronologique du roman de Louisa May Alcott) : un bon docteur parti combattre les Sudistes racistes laissant ses quatre filles aux bons soins de son épouse dévouée et de l'inévitable pauvreté, les quatre filles cultivant leurs talents (écriture, peinture, musique, art dramatique) entre amour et chamailleries tout en essayant - ou pas - de continuer à faire bonne figure dans leur rang et le voisinage. Les unes ne se rêvent qu'en couple, antidote à la misère, les autres en célibataires douées et dévouées...


J'ai scrupule à l'écrire, mais je n'ai pas aimé le film tant que cela, en dehors d'une tirade féministe ultra-contemporaine exprimée par... non, pas par Jo ni Beth, par Amy, je crois et qui ne figure absolument pas dans le roman. La photo du film est également très belle, sans être tapageuse ni trop cliché. J'étais accompagnée par la seule femme qui n'a pas lu le roman et qui a été parfois un peu perdue parce que les innombrables flash-back n'étaient pas assez klaxonnés.

Le film est un hymne à la famille et à la sororité, à la saveur (comme on le dit des desserts saveur vanille) rebelle et féministe mais indiscutablement fait pour laisser ronronner tous publics.

Une mention particulière à Meryl Streep et Louis Garrel dont j'ai particulièrement aimé l'authenticité.

Bande-annonce.