IncendiesMême quand mes lectures sont destinées à un cours, ce que je publie ici se veut une approche naïve, si j'espère qu'elle ne sera pas pour autant trop superficielle, et non documentée ou presque, de l'oeuvre. Certains candidats au Bac m'avaient présenté oralement cette oeuvre, mais de manière tellement entortillée, mêlant l'accessoire à l'essentiel, sans les coudées logiques qui tiennent l'ensemble, que je peux dire qu'elle fut une découverte à peine déflorée par ce qu'on a pu m'en dire.

Au Canada, deux jumeaux, Simon et Jeanne, perdent leur mère âgée, Nawal, qui ne leur a pas adressé la parole pendant des années, après avoir suivi les procès des crimes de guerre d'un pays jamais nommé qui doit être le Liban. A la lecture du testament, ils apprennent qu'ils ont un frère aîné, que leur père est vivant, et leur mère les charge post mortem respectivement d'aller chercher l'un et l'autre, de leur remettre une lettre.

Jeanne est la première à décider de respecter cette volonté, moins pour sa mère que pour elle-même et part pour le Liban. Là, une enquête bouleversante commence...


Un drame magnifique, souvent douloureux, à la tonalité tragique sous-jacente, avec quelques passages qui font sourire, grâce au personnage du notaire. L'écriture prosaïque et poétique tour à tour mêle le passé et le présent dans sa mise en scène, l'ignorance et la découverte, l'amour et la haine. Les incendies s'allument les uns les autres dans le pays, dans les liens du sang. C'est vraiment à lire.

PS : Je n'ai pas compris le lien de l'affirmation récurrente "L'enfance est un couteau en travers de la gorge" avec l'intrigue, elle me paraît gratuite. Je comprendrais qu'on dise à la place de "l'enfance", "l'enfantement", "la jeunesse", "le silence"...

Le Sang des promesses :

  1. Littoral
  2. Incendies (Incendie de Nawal - Incendie de l'enfance - Incendie de Jannaane - Incendie de Sarwane)

Et à écouter quelques temps, tant que les podcasts seront accessibles sur France Culture.