510F4RNZ26LNever judge a book by its cover : rien dans ce roman policier ne justifie une telle couverture ! Elle m'a en revanche irrésistiblement fait penser à une des scènes d'Agora.

L'enquêteur gaulois Marcus Aper est en Bretagne (c'est-à-dire dans la péninsule britannique du temps d'Agrippa, que je ne m'attendais pas, à cause de ma dernière lecture en latin, à voir dans un lupanar). La lecture préalable ne m'a pas spécialement mieux préparée.

La reine Boudicca a été vaincue et ses deux filles, Boudicca (2) et Velleda, sont prisonnières des Romains. L'aînée et héritière du trône doit signer l'acte de capitulation (que les Romains voudraient sans condition) ; elle réclame que lui soit restitué le trésor sacré de son peuple, volé chez Decianus, le procurateur, dont la femme Julia aurait été assassinée.

Marcus Aper a très vite la certitude que quelqu'un a mis en scène un meurtre où une autre femme a été tuée et défigurée, mais où le trésor, lui, a bien été subtilisé. La réalité sera encore plus compliquée que cela.


Dans les paysages du Pas-de-Calais, où l'autrice semble avoir copié, comme moi quand j'y inscrivis une fiction, le guide vert, une course-poursuite haletante succède aux scènes d'occupation en Bretagne. Grand final de la plaidoirie de Marcus Aper en forme de coup de poing le suspense est maintenu presque jusqu'à la fin.