30 septembre 2007
"L'Invité", de Laurent BOUHNIK (sept. 2007)
SYNOPSIS (proposé en ligne par allociné)
Cinquante ans, trois de chômage, des indemnités en chute libre... Gérard est au bout du rouleau, quand s'offre à lui un poste en Indonésie. Pour se concilier les faveurs de son nouvel employeur, Gérard l'invite à dîner à la maison.
Erreur fatale ! Affolée à l'idée de ne pas être à la hauteur, sa femme Colette supplie Alexandre, leur voisin de leur venir en aide. Gourou de la communication, Alexandre relève le défi et relooke le couple en vingt-quatre heures. Appartement, décoration, style de vie, menu du dîner, tenues vestimentaires, culture générale... Tout y passe !!!
(...)
MON AVIS
Un bon film, peut-être un peu convenu, où j'ai eu le sentiment que le couple de ploucs n'était pas suffisamment exploité. Thierry Lhermite est excellent et la satire est intelligente, sans doute assez proche de la réalité, et le personnage d'Alexandre profère à cet égard des sentences piquantes.
02 juillet 2007
"Persépolis", de Marjane SATRAPI (2007)
J'avais fini de lire la série des quatre albums de bandes-dessinées depuis peu et je les avais adorés ; le film
d'animation se révèle plutôt fidèle, peut-être moins offensif que ces albums, mais il a vraiment gardé sa fraîcheur, sa tendresse et le courage de son héroïne et auteur.
Marjane nous raconte son enfance en Iran lors de la révolution islamiste, son adolescence en Autriche où ses parents l'envoyèrent dans un lycée français pour soustraire leur fille frondeuse des conséquences dangereuses de son tempérament. A ce sujet, les réparties de l'héroïne sont vraiment savoureuses, ainsi que celles de sa grand-mère.
04 juin 2007
"We feed the World - le marché de la faim", d'Ewin WASENHOFER (2007)
Un documentaire plutôt classique, qui n'apprend rien de bien nouveau. Les images, elles, sont inédites : des
montagnes de pain frais à jeter à Vienne, une agriculture en cours de corruption en Roumanie (au grand dam des paysans qui ne trouvent pas les OGM intéressants), on visite un monde à plusieurs vitesses, où nourrir les uns fait mourir de faim les autres...
Le final sur la déclaration du PDG de Nestlé me paraît d'autant plus scandaleux (il estime qu'il faut être extrémiste pour penser que l'accès à l'eau est un droit pour tous, donc relève de la nationalisation) qu'on sait maintenant que la conséquence la plus grave du réchauffement planétaire, pour l'Homme, ne sera pas la fonte des pôles (question de densité glace/eau) mais la fonte des glaciers, notre source la plus importante d'eau potable.
Gaspillage, corruption, malbouffe, escroqueries tous azimuts, le film est à voir, pour ne pas relâcher le combat pour le bon sens et la sauvegarde de la santé de la planète.
13 mai 2007
"Jesus Camp", de Heidi EWING et de Rachel GRADY (2007)
Aux Etats-Unis, sur le constat que d'autres religions n'hésitent pas à fanatiser les enfants pour en obtenir des soldats, spirituels ou non, une prédicatrice estime comme de la légitime défense de dresser les petits chrétiens évangéliques à aboyer réflexivement aux mots d'"avortement", "darwinisme", "sexualité", etc. pour qu'un jour, au moins, ils sachent pour qui voter.
Les enfants sont d'abord culpabilisés sur ce qu'ils font (lire Harry Potter, alors que c'est un sorcier, donc un partisan de Satan, danser avec un peu trop de plaisir), ne font pas (du prosélytisme à l'école, du martyre quotidien), pensent (leurs doutes viennent bien sûr de leur faiblesse devant Satan), etc. Il faut voir comment les enfants se mettent très vite à sangloter... Dans la plaie, le poison peut alors être instillé efficacement.
Le documentaire prend le parti de ne pas produire de voix off ni de faire entendre de question des cinéastes. On voit simplement la confrontation organisée des documents sur les camps de Jésus eux-mêmes et les avis de ceux qui les organisent, les encouragent, et de ceux qui les dénoncent.
Un enfant qui m'accompagnait est sorti de ce documentaire révolté : il a parfaitement perçu la manipulation et l'a trouvée indigne d'un adulte.
Jesus Camp bande annonce trailer
envoyé par yokatai
16 avril 2007
"La Cité interdite", de Zhang Yimou (2007)
Une impératrice qui couche avec son beau-fils, un beau-fils qui couche avec une jolie servante, fille de l'homme
qui concocte quotidiennement le poison qui tuera l'impératrice, ce qui vengera l'empereur...
Profusion de tout, fleurs, couleurs qui gueulent, étincelles, sang giclant, virtuosité, beauté, scènes de multitudes... A la prise de vue finale, j'étais définitivement assommée dans mon fauteuil avec en tête : "Là, c'est trop".
Les Atrides et les Labdacides, à côté de la famille Tang, Xème siècle, c'est la Petite Maison dans la Prairie.
Fleche a adoré. Moi, je ne sais que dire. Les acteurs sont fascinants : Gong Li, Chow Yun-Fat...
20 février 2007
"La Vie des autres" (Das Leben des Anderen), de F. Henckel Von Donnersmarck (2007) VOST
Georg Dreyman est trop beau pour être vrai : c'est un dramaturge à succès, un intellectuel talentueux et patriote de la République Démocratique Allemande... qui ne rêve pas de passer à l'Ouest ! Il a cependant le défaut d'exciter la jalousie d'un ministre de la Culture qui profite d'une intuition d'un de ses agents secrets pour le faire surveiller. Wiesler, un petit homme terne et solitaire, dans un appartement sans livres et sans bruit, va découvrir un monde d'idéalisme et d'art qui est peut-être celui qu'il recèle en lui-même...
MON AVIS
Un chef-d'oeuvre ne paie pas toujours de mine, ne fait pas trop de bruit, ne s'offre pas dans toute son évidence : c'est le travail de la pensée et du partage avec les autres, le débat, qui soudain le termine hors du cinéma. J'étais extrêmement émue, touchée, curieuse... Qui est DGW, finalement, l'Homme Bon ?
A voir en allemand.
Das Leben der Anderen - La vie de autres Trailer VOST French
envoyé par no_none
10 février 2007
"Arthur et les Minimoys", de Luc BESSON (2006)
Nous sommes allés voir ce film en récompense d'une lecture de Flèche.
Synopsis sur allociné.com.
MON AVIS
Un gentil petit film, pas déplaisant du tout, que je ne tiens pas à revoir, mais qui avait le mérite d'un graphisme, d'effets de textures tout à fait étonnants et même agréables.
VF Arthur et les Minimoys
envoyé par Saku399
20 janvier 2007
"L'Île aux Fleurs", de Jorge FURTADO (1989) VOST
Un court métrage de 12 mn environ.
Synopsis du site pooxi.com : Une tomate est semée, récoltée et vendue au supermarché, mais elle finit par pourrir et son parcours prend fin dans les rebuts. Prend fin ?
Non. L'Île aux fleurs suit son parcours jusqu'à sa fin réelle, parmi les animaux, les rebuts, les femmes et les enfants. Puis la différence entre les tomates, les cochons et les êtres humains devient claire.
MON AVIS
Sous forme de documentaire drôlatique avec ses répétitions et ses enchaînements style marabout-bout de ficelle, le réalisateur nous fait toucher du doigt une réalité qui serre le coeur : on traite les humains pauvres comme on n'ose pas traiter des animaux.
L' ile aux fleurs
envoyé par swissgirl
"Une vérité qui dérange" d'Al GORE (2006)
Al Gore, presque débarrassé des oripeaux de candidat malheureux à l'élection présidentielle, semble se dédier à
la tâche supérieure d'éveilleur des consciences, sans jamais oublier de prendre la pose.
On lui pardonne bien volontiers car son énergie et sa sincérité dans son engagement pour dénoncer le réchauffement climatique et réclamer une politique mondiale engageant les pays sont entières. Le film est accablant, dérangeant, inquiétant : les images parlent presque d'elles-mêmes, et ne parlons pas des chiffres.
Un moment de pur comique involontaire : quand Al Gore dit qu'aucun scientifique sérieux n'ose plus mettre en doute la responsabilité de l'homme dans la vague de réchauffement actuel... notre Claude Allègre national ne pouvait pas rater une nouvelle occasion de se/nous ridiculiser, évidemment.
De très belles images. A revoir, pour garder la flamme intacte.
Une Vérité qui dérange
envoyé par yom_
03 décembre 2006
"Souris City", de David BOWERS et Sam FELLS (2006)
L'HISTOIRE
Roddy la souris, snob et délicat, habite Kensington, dans une très jolie cage qu'il quitte à sa guise. Un jour, un rat arrive, trouve l'endroit à son goût et l'éjecte, par les toilettes, dans les égouts.
C'est là que Roddy découvre tout un monde, une civilisation de souris bien différentes de lui, pas forcément antipathiques... Lui ne songe qu'à rentrer récupérer sa place dorée.
MON AVIS
Un divertissement sympathique pour les enfants, pour l'adulte qui accompagne et qui se voit surgavé de films où les Français sont les méchants (je vous recommande le vilain Frog), tique légèrement par instant : il y a des propagandes impardonnables selon le public auxquelles elles s'adressent.

