Au Fil des images

Ceci est mon journal des films vus de préférence au cinéma, mais aussi à la télévision ou en DVD, VHS ou autres supports. Je tâcherai au fil du temps de mettre également à jour la liste des films que j'ai vus dans le passé, avec des omissions.

25 février 2008

"Trois Couleurs : Rouge" de Krzysztof KIESLOWSKI (1994)

Trilogie sur la devise française : Liberté, Egalité, Fraternité.kieslowski_trois_couleurs_rouge
Autres couleurs : "Bleu", "Blanc".

L'HISTOIRE


Valentine, une jeune modèle (Irène Jacob) suisse percute une chienne berger allemand et parvient à retrouver son propriétaire, un juge à la retraite (Jean-Louis Trintignant), cynique, mais curieux et, découvrira-t-elle voyeur, entendeur : il a monté tout un réseau d'espionnage de son voisinage... Ces deux personnages que tout oppose, réunis par le hasard, vont dialoguer et se rapprocher sans vraiment se comprendre. Tous deux ont des zones d'ombre et d'absence dans leur vie.

MON AVIS


Je n'ai pas vraiment accroché à l'histoire ni à la psychologie des personnages. Je crois avoir compris que ce qui était en question était justement le regard sur les autres, pas jugeant mais pénétrant, né de la frustration de ne pouvoir être conscient aussi de l'Autre, de l'intérieur.
rouge2Nous le devenons pourtant, notamment à la fin, quand nous retrouvons tous les autres personnages de la trilogie, Julie, Karol, Dominique, Olivier... Le lien se crée et cette conscience d'appartenir à une communauté nous sort de nous-mêmes. C'est d'ailleurs le seul film ("Fraternité") où la vieille dame asexuée qui tente de mettre une bouteille dans le conteneur est aidée par l'héroïne.

En revanche, j'ai aimé sans réserve les images, les poses et les reflets, même si en fait de rouge, on est plutôt dans les teintes "vieux rose" et "orangé" (l'image ci-contre est un contre-exemple), avec le même parti pris de répétition jusqu'au maniérisme, la saturation de petits rappels : bout de papier, lumière, couleur de la voiture, etc. Irène Jacob est d'une beauté enfantine, attendrissante, pure, qui va avec les affirmations d'une naïve et estimable bonté de Valentine. On devine la colère, la passion poliment réprimées, sans sur-jeu. Quel dommage que cette actrice ait été sous-employée toutes ces années. J.-L. Trintignant colle également à son personnage auquel il parvient à donner cette impression de passion et d'émotion pétrifiées d'un naturel sidérant.


KIESLOWSKI - ROUGE - Bande Annonce
envoyé par birdy66

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18 février 2008

"Trois Couleurs : Blanc" de Krzysztof KIESLOWSKI (1994)

Vu au cinéma lors de sa sortie en 1994. Trilogie "Trois couleurs".blanc
Blanc = Egalité.
Cf. fiche sur "Bleu".
Cf. fiche sur "Rouge".

L'HISTOIRE


Dominique a demandé le divorce pour non-consommation de mariage avec son mari polonais, Karol, coiffeur primé dans toute l'Europe, elle le met à la rue, fait opposition sur leur compte... Ce dernier joue des airs de musique dans le métro pour survivre, sur son peigne couvert d'un papier, faute de pouvoir exercer son métier. Grâce à la rencontre avec un compatriote, Micolaj, il va pouvoir retourner en Pologne. Mais sa pensée ne quitte pas Dominique, qu'il veut revoir...

MON AVIS


Mon préféré pour l'instant (je n'ai, à la date du 18/01/2008, pas encore vu "Rouge"). Je ne peux malheureusement pas en dire grand'chose sans risquer de déflorer les ressorts de l'intrigue. J'ai aimé l'ironie des dialogues, leur sobriété, les éclairs satiriques parfois, quand les mafieux renoncent à tuer Karol, découragés, quand ils apprennent que leur adversaire, pour récupérer l'héritage, sera l'Eglise elle-même !... C'est presque un film d'apprentissage... du spectateur, car le Karol bafoué, brisé du début du film va peu à peu nous révéler de lui-même une facette probablement déjà connue de lui-même avant ce début : une immense combativité, débrouillardise, l'art de se camoufler, le caméléonisme... La fin du film n'annonce-t-elle pas, plutôt qu'une tentative de réécrire le passé, le début de la fin, un nouveau début d'une autre vie ?
Quelques liens avec "Bleu" : le vieillard qui tente d'introduire dans un conteneur de recyclage une bouteille, la scène au tribunal, où Julie essaie d'entrer, et où Karol assiste au jugement de son divorce... Ce lien est plaisant.
Pourquoi "Blanc" ? Pas trop d'effets appuyés de couleur, cette fois. Blanc comme la robe de mariée, en retour constant de séquence, avec le sourire tremblé, innocent, fragile de Julie Delpy (craquante en méchante Dominique), qui ne sera pas consommé, blanc comme la terre enneigée de Pologne où Karol se voir jeté puis semé, blanc à la fois comme les feintes et mises en scène, et blanc étant toutes les couleurs dans le spectre, j'imagine cela peut être une référence au caméléonisme de cet étonnant Karol, dont le mariage paraît avoir été le seul échec...

La bande-annonce en américain : je ne suis pas trop d'accord avec la voix off, ni même avec le choix des images montées (qui en fait un film exclusivement sentimental) mais faute de grives, on mange des merles...

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"Trois Couleurs : Bleu" de Krzysztof KIESLOWSKI (1993)

Vu au cinéma lors de sa sortie à l'automne 1993. Trilogie "Trois couleurs".
Cf. fiche sur "Blanc". II
Cf. fiche sur "Rouge". III

L'HISTOIRE bleu1


Julie de Courcy, l'épouse d'un compositeur renommé, perd son mari et sa fille de cinq ans dans un accident de voiture où elle n'est que blessée. Elle tente de se détacher de tout ce qui la rattache à la vie qu'elle menait jusqu'alors, sauf la musique, qui longtemps se mêle aux réminiscences.

MON AVIS


Ce qu'il y a de bien pour un béotien en films d'art et d'essai, désireux de ne plus l'être, qui verrait ce film, c'est que tous les effets sont appuyés et répétés jusqu'à ce qu'on les remarque et qu'on se sente intelligent de les avoir remarqués (comme si c'était évitable). Je pense, évidemment, à la couleur bleue qui ressort dans tous les plans ou presque, qui apparaît en reflets sur le visage de l'héroïne (jeu de perles de verre bleu, rescapé, comme la musique, de l'entreprise de destruction du passé), mais aussi aux effets d'obscurité+musique+retour à la scène tournée.
Juliette Binoche mêle la maturité et un physique d'une minceur adolescente, qui va complètement avec ce côté "je commence une vie indépendante". Car le symbolisme de ce film "bleu", c'est la liberté (bien qu'historiquement, il n'y ait aucun rapport entre la devise de la France et les couleurs de son drapeau, mais c'est bien trouvé), et la découverte que tout lien n'est pas une entrave à la liberté ni à l'identité. La collaboration musicale de Julie avec Olivier, un ami de son mari l'oblige à prendre sa propre identité d'auteur, ce qu'elle niait au début du film.
Malgré tous ces hochets qui occupent l'esprit, l'ennui point parfois. Au fait, si quelqu'un peut m'expliquer la conclusion du film, je lui en saurai gré.

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17 février 2008

"Manderlay" de Lars Von Trier (2005) - USA, Land Of Opportunity

L'HISTOIRE manderlay


Deuxième opus de USA, Land of Opportunity. Cf. fiche sur "Dogville", le premier volet.
1933. Grace erre avec son père, un chef d'un gang qui vient de la libérer de la communauté de Dogville. Ils arrivent dans une plantation de coton où subsistent des ouvriers agricoles noirs qui sont encore traités en esclaves, Manderlay, en Alabama. Ils vivent sous la Loi de Mam, leur ancienne maîtresse, qui avait estimé qu'ils n'étaient pas prêts pour l'émancipation voulue par la loi et avait rédigé un livre qu'il leur était interdit de consulter, régissant les usages, comportements et travaux à la plantation.
Grace s'enflamme, décide de les initier à la liberté et à la coopérative, où tous les fermiers voteront démocratiquement leurs décisions. Elle réclame à son père, pour y parvenir quelques gangsters et Joseph son meilleur juriste, pour un an, après quoi elle laissera Manderlay vivre sa vie.
Elle est assez vite fasciné par Timothy, un Munsi, catégorie 1  "esclave fier", selon le livre de Mam, qui lui paraît incarner le futur souhaitable des autres fermiers.

MON AVIS manderlay2


Ce film plaide une fois de plus sur la responsabilité personnelle des personnes qui ont de la difficulté à être libres et à exercer leur libre-arbitre. Il pose la question de savoir si l'on naît libre ou si on le devient, si on peut cesser de l'être. Mais Grace aussi prend une leçon : apprendre à respecter elle-même les lois qu'elle édicte, se soumettre à la démocratie qu'elle veut pour les autres. Apprendre aussi que tout ce qu'écrivait Mam n'était pas à négliger sous prétexte que la plupart des textes étaient ignobles.
Ce débat philosophique prend place encore cette fois dans un décor dépouillé, dans une semi-pénombre, mais elle m'a moins gênée que dans l'oeuvre précédente : Von Trier privilégie les gros plans ou les plans rapprochés.
Je ne m'expliquais pas le titre Manderlay ; peut-être faut-il y voir que, comme dans le roman de Daphné du Maurier ("Rebecca"), cette plantation est hantée par une maîtresse à la forte personnalité au souvenir de laquelle Grace doit se mesurer ?
Ce film refuse, avec mérite, le manichéisme et s'en prend au politiquement correct dont il fait apparaître le vrai visage paternaliste. J'ai hâte de voir le 3ème et dernier volet !

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14 février 2008

"Astérix et les Jeux Olympiques" de Thomas LANGMANN & Frédéric FORESTIER (2008)

L'HISTOIRE


Astérix (Clovis Cornillac) va venir en aide à Alafolix, un jeune Gaulois de son village, amoureux d'une belle princesse grecque (Vanessa Hessler), déjà promise par Jules César (Alain Delon) à son fils Brutus (Bruno Poelvoorde) : il doit gagner les Jeux Olympiques pour espérer gagner sa main...

MON AVISasterixJO


Un divertissement coloré, grouillant de people jouant leur propre rôle, d'une manière assez sympa. Je me suis prise quand même à regretter l'éviction d'Abraracourcix et des autres villageois du voyage à Olympie et la réécriture de l'intrigue, qui se concentre sur une histoire d'amour qui n'existait pas et offre un intérêt dramatique minimal (ils s'aiment et attendent de s'épouser en se lançant des oeillades prometteuses), au profit du personnage repoussoir Brutus. Les prises de vue multiplient les plans sur l'admirable visage de Vanessa Hessler, sur le visage hiératique d'Alain Delon, ou les faciès grimaçants des uns et des autres, là où finalement les groupes (supporters, nationalités, sportifs, etc.) étaient soudés et partie prenante dans la BD. J'avais des doutes sur Alain Delon en Jules César mais j'ai été étonnée de la manière dont il se l'est approprié (au prix de répliques ultra-personnalisées, certes, mais bon).
A propos de l'humour, j'ai trouvé qu'il reposait trop souvent sur la parodie d'oeuvres de notre temps : Goscinny et Uderzo n'en usaient qu'avec parcimonie et quand ils tenaient un jeu irrésistible. Hélas ici, tout clin d'oeil semble opportun à faire !

J'ai bien sûr adoré les décors et les costumes, à condition de ne plus penser une seule fois qu'il puisse s'agir de Rome ou de la Grèce du Ier siècle, mais d'un pays imaginaire où pouvait se dérouler l'intrigue (exception notable : la vue aérienne d'Olympie, me semble-t-il). La vraisemblance archéologique n'était visiblement pas la préoccupation première de la production...

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13 février 2008

"L'Auberge rouge", de Gérard KRAWCZYK (2007)

L'HISTOIRE aubergerouge


Une diligence emmène la comtesse de Marcillac (Sylvie Joly, dans un rôle sur mesure), Marie-Odile de Marcillac (Annie Girouard qui échappe un peu à Guenièvre, mais pas à Lancelot) et son époux, fils de la première, Philippe de Marcillac (Urbain Cancelier), Simon Barbeuf (François-Xavier Demaison), un dentellier aux regards de braise, sorte de Philippe Katherine du stylisme, en villégiature. Ce beau monde, comme dans Mademoiselle Fifi, de Maupassant, réordonne la hiérarchie sociale et c'est le bûcheron (jovial Laurent Gamelon) qui doit sortir, sous l'averse, de la diligence, quand le père Camus (Gérarnd Jugnot) et un futur novice doivent se joindre à eux jusqu'au monastère...
Mais dans la diligence se trouve Mathilde, une fille d'aubergistes, qui leur conseille de s'arrêter chez ses parents (Christian Clavier et Josiane Balasko) pour se restaurer et se réchauffer. On comprend très vite que ces aubergistes s'enrichissent en détroussant et tuant ses clients, mais Rose, qui "a de la religion", non seulement ne tient pas à tuer le père Camus, mais désire se confesser à lui, profitant qu'il ne pourra pas révéler ce qu'il sait...

MON AVIS aubergerouge2


Le genre de film que je ne serais pas allée voir sans y être poussée, dont acte. Comme souvent, le fait que je sois bon public me fait dire qu'on a sans doute été un peu sévère envers le film : c'est une bonne comédie, avec quelques nouveautés au milieu de gags téléphonés, et la bonne humeur générale l'emporte. Dans beaucoup de comédies françaises dites "sans prétention", les acteurs cabotinent, et ce n'est pas le cas ici.

Une mention pour les superbes costumes, pour la beauté touchante des "enfants" (Jean-Baptiste Maunier et Juliette Lamboley), le clin d'oeil au père Fauchelevent des Misérables, et le personnage de Violet, si paradoxal. François-Xavier Demaison est étonnant et sa vis comica devrait être réemployée sans tarder.

Je pense toutefois avec une mélancolie souriante aux Lycéens qui se contenteront de regarder ce film quand leur professeur leur donnera à lire L'Auberge rouge d'Honoré de Balzac... La faute porte sa punition avec elle-même...


L'auberge Rouge : Bande annonce
envoyé par cineFA

Ne pas oublier le film de Claude AUTANT-LARA avec Fernandel, en 1951, vu à la télévision, il y a bien longtemps :


FERNANDEL-"L"AUBERGE ROUGE -1951
envoyé par trizone

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11 février 2008

"Dracula" de F. F. COPPOLA (1993)

L'HISTOIRE dracula1


Celle du roman de Bram Stocker, version romantique, subversive et pessimiste.

Jonathan Harker, un jeune clerc de notaire (Keanu Reeves), fiancé à la belle Mina Murray (Winona Ryder), se voit obligé de remplacer un de ses collègues qui a sombré dans la démence après avoir eu affaire à un étrange client roumain, le prince Vlad Dracul (Gary Oldman). Ce dernier désire acheter un certain nombre de bâtiments dans Londres, et notamment l'abbaye de Carfax. Jonathan ne tarde pas à se rendre compte qu'il est prisonnier dans le château transylvanien de créatures démoniaques tandis que le comte est en route pour Londres après avoir manifesté un intérêt visible pour Mina...

MON AVIS


Ce film, que j'avais déjà vu au cinéma en 1993 lors de sa sortie, et jamais cessé de revoir depuis, appartient à mon Top Ten personnel. Je le trouve d'une sensualité et d'un maniérisme esthétique exaltants : j'aime cette alternance de filtre orangé et vert de cuivre, les encadrements de portes, les côtés d'une tonnelle, d'un théâtre, qui semblent autant de mises en abymes art déco, plumes dedracula2 paon et morsures se transformants en yeux inquisiteurs, et donnent en même temps de l'unité au parti pris esthétique. Le thème récurrent semble le théâtre d'ombres (chinoises, parfois), fidèles ou non aux personnages, mais toujours au passé et aux pensées.

L'époque le voulant, le clin d'oeil de Coppola à la contamination du VIH est peut-être un peu appuyée.

Les amateurs de gore trouveront des motifs de satisfaction, et chez Van Elsing l'humour noir qui manquait, servi par des transitions osées (la tête qui roule, en fondu enchaîné sur un plat de viande saignante ouvrant la séquence suivante !).

Quant à la musique (a-t-on mieux utilisé les facettes du violoncelle ?), elle est procède de la même sensualité, force et caresse ; le motif de choeur d'église du débat est repris à la fin et offre une paix amère, rappelant qu'il s'agissait d'un combat surtout spirituel.


Bram Stokers Dracula - Intro
envoyé par gbraul8

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04 février 2008

"Harry Potter et l'Ordre du Phénix", de David YATES (2007)

L'HISTOIREHPordreph


Harry Potter se voit l'objet d'une campagne de diffamation et de désinformation à un moment où, pour se remettre de sa dernière aventure et de la mort d'un camarade de classe, il aurait bien besoin de compassion et de solidarité. Et voilà que pour surveiller les écoliers de Poudlard de plus près, le Ministère envoie Dolorès Ombrage, une femme doucereusement sadique, vient travailler comme grande Inquisitrice auprès d'Albus Dumbledore. Les enfants, privés d'un cours de Défense contre les Forces du Mal digne de ce nom (remarquons comme ils n'ont pas de chance depuis cinq ans avec leurs professeurs) se voient obligés de s'entraîner en cachette contre un éventuel retour de Lord Voldemort, quand ils ne croient pas qu'il s'agisse d'un mensonge...

MON AVIS


C'est étonnant comme David Yates a su réécrire sans trop défigurer et en laissant de côté les aspects les moins réussis du roman (le moins bon de la série selon moi). Il fait passer plus en douceur les accès de colère et de révolte du héros, parvient à caser beaucoup d'aspects importants du roman - à la va-vite certes, car si le volume du livre augmente, il paraît peu raisonnable de faire la même chose avec le format du film -. Voldemort et ses sbires sont cependant très absents et assez piteux au final. L'image a une unité esthétique : sombre avec toujours une lumière bleutée ou orangée, si petite soit-elle, la musique frappe moins que lors des premiers "épisodes".


harry potter et l'ordre du phénix - le film
envoyé par easy09

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01 février 2008

"L'Armée des ombres" de Jean-Pierre MELVILLE (1969)

J'ai vu ce film dans des circonstances un peu particulières, avec la chance du grand écran, bien que ce soit des années après la sortie de ce film. armeedesombres

J'étais prévenue de beaucoup de choses, sans avoir pu prévoir que ce qui m'avait paru une gêne allait contribuer à m'éblouir.

Beaucoup d'aspects de la vie des personnages et leur passage d'une mission à l'autre restent mystérieux. Sur l'image d'à côté, le personnage principal, Gerbier, cynique, dur, selon ses propres mots "animal" est en recherche constante d'un système, d'une logique.

Dans cette armée, chaque soldat est comme "dévitalisé" (l'image en gris bleuté leur donne un air artificiel, fantômatique), interchangeable : rien de leur vie réelle, antérieure, ne doit dépasser, pour leur propre sécurité et celle de leurs proches.

J'ai pleuré à chaudes larmes sur le traître Dounat (mais le Masque ne valait pas mieux que moi), et au fil des anecdotes dignes d'un James Bond sans bimbos (l'évasion de Gerbier, Gerbier et le sous-marin, Gerbier parachutiste, Gerbier commando, Gerbier l'ermite...), j'ai fini par m'attacher à un héros humain de sa recherche du complet détachement cérébral.

Posté par DonaSwann à 15:15 - Ciné-Club & Rétrospectives sur grand écran - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

21 décembre 2007

"Les Femmes de ses rêves", de Peter et Bobby Farrelly (2007)

HISTOIRE femmesdesesreves


Eddie (Ben Stiller) vit en célibataire malgré lui en cours de consolidation, mais ce ne sont pas les remarques aigres-douces de la femme de son meilleur ami, tyrannisé volontaire, ni les confidences osées de son père qui lui donneraient des regrets. Jusqu'au jour où il croise une belle jeune femme (Malin Akerman) qu'il revoit chastement pendant un mois ou deux, après quoi elle lui annonce qu'elle va devoir partir pour les Pays-Bas : c'est le moment, lui assure son entourage, de se jeter à l'eau et de lui demander sa main pour ne pas risquer de la perdre...
C'est donc au cours de leur voyage de noces qu'Eddie va vraiment faire connaissance de sa femme...

MON AVIS


Une comédie loufoque, assez drôle, qui tente (pas de suspense : en vain) de marcher sur les pas de "Mary à tout prix" (1998) : toujours le formidable Ben Stiller, en malchanceux névrosé, et, faute d'avoir convaincu Cameron Diaz, les frères Farrelly ont engagé la somptueuse Malin Akerman qui lui ressemble étonnamment. On retrouve l'humour régressif que j'aime tant, moi qui paradoxalement supporte assez mal la vulgarité : scatologie, humour franchement en dessous de la ceinture (piercings trop bien placés, succédant aux fermetures-éclairs de l'autre film des frères Farrelly). Et j'imagine que tout jeune marié à la hâte qui découvre la vérité sur son conjoint ressent exactement ce qu'Eddie ressent...heartbreakkid_500big

Et c'est là que commence ce que j'ai nettement moins aimé : délaissant le massacre en règle de Lila, la trop belle jeune épousée (il restait des horreurs à débusquer, j'en jurerais), les cinéastes l'enferment avec un coup de soleil dans sa chambre d'hôtel et en font un second rôle, perdant de la pellicule à promener Eddie avec l'archétype de la brune saine, pétillante, grande copine (Michelle Monaghan) sur des plages ou en bateau, avec à la clef, des gags d'une moindre qualité qui ennuient ferme. La chute du film, inattendue, atténue légèrement la déception qui pointe son nez.

Tout ou presque est dans la bande-annonce :

Posté par DonaSwann à 20:48 - Cinéma - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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