Au Fil des images

Ceci est mon journal des films vus de préférence au cinéma, mais aussi à la télévision ou en DVD, VHS ou autres supports. Je tâcherai au fil du temps de mettre également à jour la liste des films que j'ai vus dans le passé, avec des omissions.

12 décembre 2007

"La Vie sur Terre", d'Abderrahmane SISSAKO (1998)

SYNOPSIS
_______________________
A la veille de l'an 2000, Abderrahmane Sissako, cinéaste mauritanien vivant en France, décide de revenir à Sokolo, un petit village viesurterredu Mali, retrouver son père : "Cher père... contrairement au message que je t'ai fait parvenir, un changement important fait que je serai bientôt avec toi à Sokolo : le désir de filmer Sokolo, la vie, la vie sur terre, le désir aussi de partir...".
Arrivé au village, il se met à errer dans les ruelles, sur les places, au bureau de poste, dans les champs. C'est alors qu'il croise Nana, une jeune fille, elle aussi de passage. Quelque chose d'impalpable et de ludique se noue entre eux tandis que dans le village, la vie continue.

MON AVIS


Un film étrangement immobile, récit d'une Afrique qui ne change pas, ou si lentement, oubliée du progrès qu'apporte le temps au reste du monde (les scènes incroyables des villageois avec l'unique téléphonique, leur admirable patience résignée !), écrasée par le soleil et la pauvreté. D'une grande beauté souriante puis triste, comme la belle Nana qui passe et repasse avant de repartir. Je l'ai peut-être trouvé, si je puis me permettre, un petit quart d'heure trop long, sans quoi je l'aurais trouvé plus percutant et pour ainsi dire parfait !

Posté par DonaSwann à 19:04 - Ciné-Club & Rétrospectives sur grand écran - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

30 octobre 2007

"Un Jour sur Terre", d'Alastair Fothergill et de Mark Linfield (oct. 2007)

Fiche sur allociné. Site officiel.

MON AVIS En choisissant une descente du pôle nord au pôle sud, nous montrant la terre tournant en un jour, mais finalement aussi en une année, les réalisateurs nous font prendre conscience du danger dans lequel les créatures sauvages sont déjà à cause de nous : les animaux du froid se noient, les autres doivent se déplacer de plus en plus loin, au-delà de leurs forces, pour trouver eau et nourriture... Poignant et esthétique.


Un Jour Sur Terre - Bande-Annonce 2
envoyé par Lyricis

Posté par DonaSwann à 21:13 - Cinéma - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

30 septembre 2007

"L'Invité", de Laurent BOUHNIK (sept. 2007)

SYNOPSIS (proposé en ligne par allociné)linvite


Cinquante ans, trois de chômage, des indemnités en chute libre... Gérard est au bout du rouleau, quand s'offre à lui un poste en Indonésie. Pour se concilier les faveurs de son nouvel employeur, Gérard l'invite à dîner à la maison.
Erreur fatale ! Affolée à l'idée de ne pas être à la hauteur, sa femme Colette supplie Alexandre, leur voisin de leur venir en aide. Gourou de la communication, Alexandre relève le défi et relooke le couple en vingt-quatre heures. Appartement, décoration, style de vie, menu du dîner, tenues vestimentaires, culture générale... Tout y passe !!!

(...)

MON AVIS


Un bon film, peut-être un peu convenu, où j'ai eu le sentiment que le couple de ploucs n'était pas suffisamment exploité. Thierry Lhermite est excellent et la satire est intelligente, sans doute assez proche de la réalité, et le personnage d'Alexandre profère à cet égard des sentences piquantes.

Posté par DonaSwann à 21:05 - Cinéma - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

15 septembre 2007

"Fiorile" (Floréal), de Paolo et Vittorio TAVIANI (1993), VOST

Vu au cinéma lors de sa sortie.

L'HISTOIRE


La malédiction de la mal-nommée famille Benedetti commence en Toscane, à l'époque où les soldats de fiorileNapoléon l'occupaient. Une jeune fille rencontre par hasard le jeune et beau soldat français chargé de surveiller la mule qui transporte l'or de l'armée, et se sent si attirée par lui qu'ils succombent aussitôt, en une étreinte qui permet au frère de subtiliser l'argent. Le père, ignorant tout cela, mais apprenant que le jeune homme va être exécuté pour avoir été distrait ainsi prononce sans le savoir la malédiction qui scellera le sort de sa famille : "Celui qui gardera cet or sera maudit, lui et toute sa descendance".
Le film démontre que les Labdacides et les Atrides ont une sévère concurrence...

MON AVIS


Un film poignant, extraordinaire, qui m'a laissé pendant des années des impressions inoubliables. Les acteurs sont terriblement touchants, et leur solitude absolu, leur état de deuil perpétuel fait toucher du doigt le tragique.


Fiorile - elisa e elio 3 parte
envoyé par proguidelli

Posté par DonaSwann à 19:14 - Vidéos diverses, VHS, DVD, DVX... - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

10 juillet 2007

"Beaucoup de bruit pour rien" (Much Ado about nothing), de Kenneth BRANAGH (1993) VOST

LE GENRE beaucoupdebruit


Une adaptation cinématographique réussie de la pièce de Shakespeare (1598).
Vu en 1993 en VOST au moment de sa sortie. Revu en VHS.

L'HISTOIRE


Dans une villa environnée de soleil et de verdure, comme la Sicile sait en offrir, une sorte d'abbaye de Thélème où on cultive la douceur de vivre sous le regard bienveillant de Leonato, un essaim de jeunes filles en blanches tenues d'été s'impatiente et court en riant en attendant l'arrivée de Don Pedro (Denzel Washington). Hero (Kate Beckinsale), la fille de Leonato, et Claudio (Robert Sean Leonard), décident immédiatement de se marier. Pour d'autres couples, les choses ne vont pas de soi : Beatrice (Emma Thompson) se dispute en permanence avec Benedict (Kenneth Branagh), ce qui ne cache à personne leur attirance mutuelle ! Mais Don Juan (Keanu Reeves), le serpent de ce jardin d'Eden, va provoquer la ruine de la belle idylle des premiers en calomniant la vertu d'Hero...

MON AVISbeaucoupdebruit2


C'est la douceur toscane qui saute aux yeux et aux coeurs aux premières images du film, qui y fut tourné. Tout semble bénin et fait pour le bonheur, et même les escarmouches de Beatrice et Benedict n'ont de caractère définitif que pour eux, et amusent beaucoup leur entourage, et surtout les spectateurs qui rient de bon coeur. Chaque réplique comique fait mouche. Keanu Reeves est fabuleux dans ce rôle, et Denzel Washington en roi de la petite troupe est inattendu, mais tout à fait étonnant. Quand l'affaire tourne à la tragédie, on croit à une plaisanterie, d'autant que le mauvais goût de la mise en scène de la fausse Hero choque soudain, au milieu de tant de beauté et de joie. On passe dans un monde de larmes.

Les prises de vue, en hauteur, au-dessus de la villa, où l'on voit, comme un ballet, passer les personnages et les robes claires, au début et à la fin du film, sur une musique chorale bouleversante, sont à voir. La tragédie n'a fait que passer et s'en est allée, le bonheur peut continuer.


Extrait de beaucoup de bruit pour rien
envoyé par Mad0

Posté par DonaSwann à 09:24 - Vidéos diverses, VHS, DVD, DVX... - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

02 juillet 2007

"Persépolis", de Marjane SATRAPI (2007)

J'avais fini de lire la série des quatre albums de bandes-dessinées depuis peu et je les avais adorés ; le film persepolisd'animation se révèle plutôt fidèle, peut-être moins offensif que ces albums, mais il a vraiment gardé sa fraîcheur, sa tendresse et le courage de son héroïne et auteur.

Marjane nous raconte son enfance en Iran lors de la révolution islamiste, son adolescence en Autriche où ses parents l'envoyèrent dans un lycée français pour soustraire leur fille frondeuse des conséquences dangereuses de son tempérament. A ce sujet, les réparties de l'héroïne sont vraiment savoureuses, ainsi que celles de sa grand-mère.

Posté par DonaSwann à 23:20 - Cinéma - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

04 juin 2007

"We feed the World - le marché de la faim", d'Ewin WASENHOFER (2007)

Un documentaire plutôt classique, qui n'apprend rien de bien nouveau. Les images, elles, sont inédites : des wefeedworldmontagnes de pain frais à jeter à Vienne, une agriculture en cours de corruption en Roumanie (au grand dam des paysans qui ne trouvent pas les OGM intéressants), on visite un monde à plusieurs vitesses, où nourrir les uns fait mourir de faim les autres...

Le final sur la déclaration du PDG de Nestlé me paraît d'autant plus scandaleux (il estime qu'il faut être extrémiste pour penser que l'accès à l'eau est un droit pour tous, donc relève de la nationalisation) qu'on sait maintenant que la conséquence la plus grave du réchauffement planétaire, pour l'Homme, ne sera pas la fonte des pôles (question de densité glace/eau) mais la fonte des glaciers, notre source la plus importante d'eau potable.

Gaspillage, corruption, malbouffe, escroqueries tous azimuts, le film est à voir, pour ne pas relâcher le combat pour le bon sens et la sauvegarde de la santé de la planète.

Posté par DonaSwann à 23:11 - Cinéma - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

13 mai 2007

"Jesus Camp", de Heidi EWING et de Rachel GRADY (2007)

Aux Etats-Unis, sur le constat que d'autres religions n'hésitent pas à fanatiser les enfants pour en obtenir des soldats, spirituels ou non, une prédicatrice estime comme de la légitime défense de dresser les petits chrétiens évangéliques à aboyer réflexivement aux mots d'"avortement", "darwinisme", "sexualité", etc. pour qu'un jour, au moins, ils sachent pour qui voter.

Les enfants sont d'abord culpabilisés sur ce qu'ils font (lire Harry Potter, alors que c'est un sorcier, donc un partisan de Satan, danser avec un peu trop de plaisir), ne font pas (du prosélytisme à l'école, du martyre quotidien), pensent (leurs doutes viennent bien sûr de leur faiblesse devant Satan), etc. Il faut voir comment les enfants se mettent très vite à sangloter... Dans la plaie, le poison peut alors être instillé efficacement.

Le documentaire prend le parti de ne pas produire de voix off ni de faire entendre de question des cinéastes. On voit simplement la confrontation organisée des documents sur les camps de Jésus eux-mêmes et les avis de ceux qui les organisent, les encouragent, et de ceux qui les dénoncent.

Un enfant qui m'accompagnait est sorti de ce documentaire révolté : il a parfaitement perçu la manipulation et l'a trouvée indigne d'un adulte.


Jesus Camp bande annonce trailer
envoyé par yokatai

Posté par DonaSwann à 23:01 - Cinéma - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

16 avril 2007

"La Cité interdite", de Zhang Yimou (2007)

Une impératrice qui couche avec son beau-fils, un beau-fils qui couche avec une jolie servante, fille de l'hommeciteinterdite qui concocte quotidiennement le poison qui tuera l'impératrice, ce qui vengera l'empereur...

Profusion de tout, fleurs, couleurs qui gueulent, étincelles, sang giclant, virtuosité, beauté, scènes de multitudes... A la prise de vue finale, j'étais définitivement assommée dans mon fauteuil avec en tête : "Là, c'est trop".
Les Atrides et les Labdacides, à côté de la famille Tang, Xème siècle, c'est la Petite Maison dans la Prairie.
Fleche a adoré. Moi, je ne sais que dire. Les acteurs sont fascinants : Gong Li, Chow Yun-Fat...


La Cite Interdite (Bande Annonce VF)
envoyé par Terminator2006

Posté par DonaSwann à 09:11 - Cinéma - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

10 mars 2007

"Narco", de Gilles LELLOUCHE & Tristan AUROUET (2004)

Vu sur CinéCinémaPremier, alors que j'avais trouvé la bande-annonce cinématographique dissuasive.narco

L'HISTOIRE


Gustave Klopp (Guillaume Canet) est atteint d'une maladie neurologique rédhibitoire aussi bien pour une vie professionnelle qu'une vie privée réussies : la narcoleptie. Cela consiste à s'endormir brutalement et profondément n'importe quand, sans pouvoir résister au sommeil. Sa femme Paméla (Zabou Breitman), une babydoll à la main de fer commence à trouver Lenny (Bruno Poelvoorde), un karatéka fan de Jean-Claude Van Damme, autrement plus présent et fascinant... Son propre fils lui-même finit par le mépriser. C'est compter sans un talent de dessinateur-concepteur tout droit sorti de ces longs sommeils où la fantaisie la plus grande règne.

MON AVIS


Une agréable découverte. Les situations sont décalées, étonnantes, drôles au premier ou deuxième degré. L'histoire elle-même est d'une grande fantaisie, fuyant tout manichéisme, tout jugement immédiat sur les actions les plus noires. Bruno Poelvoorde campe un personnage démiurge, à la fois ridicule et créateur, comme finalement Gus et Paméla : "Tu es une star pour les gens qui t'aiment". La référence à la BD n'est pas un hasard, tant on a l'impression d'être dans une BD, entre Reiser et Sattouf (bon, je n'ai pas énormément de références non plus).


Narco
envoyé par Hentai62

Posté par DonaSwann à 22:16 - Télévision, câble - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



« Page précédente  1  2  3  4  5  6   Page suivante »