Au Fil des images

Ceci est mon journal des films vus de préférence au cinéma, mais aussi à la télévision ou en DVD, VHS ou autres supports. Je tâcherai au fil du temps de mettre également à jour la liste des films que j'ai vus dans le passé, avec des omissions.

20 février 2007

"La Vie des autres" (Das Leben des Anderen), de F. Henckel Von Donnersmarck (2007) VOST

viedesautresL'HISTOIRE


Georg Dreyman est trop beau pour être vrai : c'est un dramaturge à succès, un intellectuel talentueux et patriote de la République Démocratique Allemande... qui ne rêve pas de passer à l'Ouest ! Il a cependant le défaut d'exciter la jalousie d'un ministre de la Culture qui profite d'une intuition d'un de ses agents secrets pour le faire surveiller. Wiesler, un petit homme terne et solitaire, dans un appartement sans livres et sans bruit, va découvrir un monde d'idéalisme et d'art qui est peut-être celui qu'il recèle en lui-même...

MON AVIS


Un chef-d'oeuvre ne paie pas toujours de mine, ne fait pas trop de bruit, ne s'offre pas dans toute son évidence : c'est le travail de la pensée et du partage avec les autres, le débat, qui soudain le termine hors du cinéma. J'étais extrêmement émue, touchée, curieuse... Qui est DGW, finalement, l'Homme Bon ?

A voir en allemand.


Das Leben der Anderen - La vie de autres Trailer VOST French
envoyé par no_none

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10 février 2007

"Arthur et les Minimoys", de Luc BESSON (2006)

51G4EAHHJ9L__AA240_Nous sommes allés voir ce film en récompense d'une lecture de Flèche.aminimoys1

Synopsis sur allociné.com.

MON AVIS


Un gentil petit film, pas déplaisant du tout, que je ne tiens pas à revoir, mais qui avait le mérite d'un graphisme, d'effets de textures tout à fait étonnants et même agréables.


VF Arthur et les Minimoys
envoyé par Saku399

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26 janvier 2007

"Iphigénie", de Michael Cacoyannis (1977)

Les Grecs s'apprêtent à partir, sous la conduite du roi Agamemnon, venger l'affront fait à Ménélas par Pâris qui iphig_niea enlevé sa femme Hélène. Les vents ne sont pas de la partie, la flotte reste immobile, et le devin Calchas affirme qu'Artémis veut le sacrifice d'Iphigénie, la fille d'Agamemnon, pour laver la faute de ce roi et lui permettre de partir vers Troie... La malédiction des Atrides pour cette génération continue.

Sur un canevas antique d'Euripide, repris par Racine en France, par Goethe en Allemagne, par exemple, Michael Cacoyannis a fait un film magnifique, lumineux, pas trop péplos. L'aspect androgyne et enfantin de la petite Iphigénie, incarnée par Tatiana Papamoschou, surprend tout d'abord, puis au fil du film et de la construction de ce personnage, j'en suis venue à voir ce choix comme le seul possible. Le film a étonnamment peu vieilli.

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20 janvier 2007

"L'Île aux Fleurs", de Jorge FURTADO (1989) VOST

Un court métrage de 12 mn environ.
Synopsis du site pooxi.com : Une tomate est semée, récoltée et vendue au supermarché, mais elle finit par pourrir et son parcours prend fin dans les rebuts. Prend fin ?
Non. L'Île aux fleurs suit son parcours jusqu'à sa fin réelle, parmi les animaux, les rebuts, les femmes et les enfants. Puis la différence entre les tomates, les cochons et les êtres humains devient claire
.

MON AVIS


Sous forme de documentaire drôlatique avec ses répétitions et ses enchaînements style marabout-bout de ficelle, le réalisateur nous fait toucher du doigt une réalité qui serre le coeur : on traite les humains pauvres comme on n'ose pas traiter des animaux.


L' ile aux fleurs
envoyé par swissgirl

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"Une vérité qui dérange" d'Al GORE (2006)

Al Gore, presque débarrassé des oripeaux de candidat malheureux à l'élection présidentielle, semble se dédier à veritequid_rangela tâche supérieure d'éveilleur des consciences, sans jamais oublier de prendre la pose.

On lui pardonne bien volontiers car son énergie et sa sincérité dans son engagement pour dénoncer le réchauffement climatique et réclamer une politique mondiale engageant les pays sont entières. Le film est accablant, dérangeant, inquiétant : les images parlent presque d'elles-mêmes, et ne parlons pas des chiffres.

Un moment de pur comique involontaire : quand Al Gore dit qu'aucun scientifique sérieux n'ose plus mettre en doute la responsabilité de l'homme dans la vague de réchauffement actuel... notre Claude Allègre national ne pouvait pas rater une nouvelle occasion de se/nous ridiculiser, évidemment.

De très belles images. A revoir, pour garder la flamme intacte.


Une Vérité qui dérange
envoyé par yom_

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03 décembre 2006

"Souris City", de David BOWERS et Sam FELLS (2006)

L'HISTOIRE


souriscity

Roddy la souris, snob et délicat, habite Kensington, dans une très jolie cage qu'il quitte à sa guise. Un jour, un rat arrive, trouve l'endroit à son goût et l'éjecte, par les toilettes, dans les égouts.

C'est là que Roddy découvre tout un monde, une civilisation de souris bien différentes de lui, pas forcément antipathiques... Lui ne songe qu'à rentrer récupérer sa place dorée.

MON AVIS


Un divertissement sympathique pour les enfants, pour l'adulte qui accompagne et qui se voit surgavé de films où les Français sont les méchants (je vous recommande le vilain Frog), tique légèrement par instant : il y a des propagandes impardonnables selon le public auxquelles elles s'adressent.

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30 novembre 2006

"Azur et Asmar" de Michel OCELOT (2006)

Voilà le site du film : http://www.azuretasmar-lefilm.com/
La bande-annonce : http://www.azuretasmar-lefilm.com/ba.html

Vers le XVIème siècle, Azur a une nourrice arabe, dont le fils, Asmar, est le compagnon de jeux, le frère de azurasmarlait. La nourrice conte l'histoire d'une fée des djinns prisonnière qui attend d'être délivrée... Les deux enfants rêvent d'aller délivrer la fée et de l'épouser, mais bientôt, le père d'Azur renvoie la nourrice.

Bien des années plus tard, Azur décide de rejoindre son rêve dans le pays de sa nourrice et d'Asmar. Des déconvenues l'attendent, mais des guides le mèneront à bon port, Crapoux et la petite sultane Samchousabbah (une mention spéciale à la gamine la plus adorable des films d'animation actuels).

MON AVIS :


Une pure merveille : les couleurs, la musique, l'expression des sentiments, les paradoxes et l'humour qui règnent font de ce film d'animation un grand moment pour moi. Je suis étonnée et déçue que si peu de gens, curieusement, aient pensé aller le voir, y compris ceux qui avaient des enfants.

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04 novembre 2006

"Le Diable s'habille en Prada", de David FRANKEL (2006)

L'HISTOIREdiableprada


Andrea, dont la mode est vraiment le cadet des soucis, se retrouve moralement obligée d'accepter un emploi pour lequel beaucoup de femmes se damneraient : assistante d'une rédactrice qui fait la pluie et le beau temps dans le milieu de la mode. Elle est très vite obligée à une métamorphose, à la fois contraignante et amusante, mais jusqu'où ira-t-elle dans le reniement d'elle-même ?

MON AVIS


Une comédie amusante, avec une Andrea (Anne Hathaway) très mignonne, et une rédactrice en chef (Meryl Streep) en Iron Lady dévorante et sobre. Le "c'est tout", à la fois posé et grossier (il remplace le "je vous remercie" des personnes bien éduquées) définit la désinvolture qui sert de classe de ceux dont dépend votre emploi, et qui en sont trop conscients. Tout n'est pas si manichéen : j'ai été frappée par la mise au point forte et douce avec laquelle la patronne explique à son assistante combien le mépris dont celle-ci frappe la mode avait déjà été prévue par cette dernière, et combien ce qui passe pour frivole est un vrai métier, une vraie somme de connaissances et d'observations des gens, tous les gens, y compris ceux qui croient être très haut dessus des apparences.

Vu au cinéma pour éviter de lire le livre !

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15 février 2006

"Je vous trouve très beau", d'Isabelle MERGAULT (2006)

L'HISTOIREtrouvetresbeau


Aymé Pigrenet, un paysan perd accidentellement son épouse, qui était plus une compagne de travail aguerrie, qu'une tendre moitié et cherche à la remplacer. Son entourage et les agences matrimoniales ne lui offrant pas ce qu'il cherche (une fille de ferme), il va s'adresser aux agences roumaines. Une jeune fille prête à tout, comprenant à demi-mot qu'il cherche une employée, se met sur les rangs. La vie du paysan va être bouleversée.

MON AVIS


Un film à la fois drôle et touchant, servi par de bons interprètes (Michel Blanc et Medeea Marinescu). J'ai trouvé aux yeux étonnés et rieurs de Medeea Marinescu des parentés avec ceux de Gelsomina dans La Strada (c'est dire le charme !). Sur un sujet tel que les "filles de l'Est", on pouvait facilement devenir lourd et blessant et j'attendais le pire. C'est tout à fait le contraire qui se produit : les sentiments sont traités avec délicatesse, à côté de gags qui n'hésitent pas à donner dans le cocasse par ailleurs : je pense à la peinture du milieu rural, les mégères teintes et peintes, jalouses, la vieille dame sourde obsédée par les enterrements...


Je vous trouve tres beau
envoyé par fdjoke

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10 décembre 2005

"Les Frères Grimm", de Terry GILLIAM (2005)

L'HISTOIREfreresgrimm


Comment les frères Grimm, des escrocs prétendant chasser les manifestations paranormales dans l'Allemagne du XIXème siècle, sont-ils devenus les conteurs que nous connaissons au terme d'une existence pleine d'aventures et de dangers.

MON AVIS


Un film plastiquement magnifique (ne vous fiez pas à l'animation ci-dessous, elle ne rend pas justice au film) et qui émeut esthétiquement (à part les animations parfois grand'guignolesques au début et à la fin). J'ai vraiment beaucoup aimé le trait, les couleurs, les personnages (trop antithétiques pour être authentiques) ; un peu moins l'habituel couplet anti-français (décadents, sadiques, efféminés et mécréants).


Les frères Grimm
envoyé par bandesannonces

Posté par DonaSwann à 21:13 - Cinéma - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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