Au Fil des images

Ceci est mon journal des films vus de préférence au cinéma, mais aussi à la télévision ou en DVD, VHS ou autres supports. Je tâcherai au fil du temps de mettre également à jour la liste des films que j'ai vus dans le passé, avec des omissions.

10 août 2005

"Les Poupées russes", de Cédric KLAPISCH (2005)

Deuxième volet de "L'Auberge espagnole"poupeerusse1, les aventures de Xavier et ses amis européens.

L'HISTOIRE


Désormais adulte, écrivain comme dans ses rêves de petit garçon, Xavier (Romain Duris) court après les contrats (scénariste, biographe d'un mannequin) et les filles, sans se fixer. Il est resté proche de son ex (Audrey Tautou) et de ses amis, ses seuls points d'ancrage.
Voilà qu'il doit collaborer avec Wendy (Kelly Reilly), son amie londonienne, qui a des rapports identiques avec les hommes, à un scénario en anglais, et que Célia, un célèbre mannequin, semble s'intéresser à lui...

MON AVIS


Le volet de la maturité : on peut, on doit vouloir le meilleur, la perfection, mais se rappeler qu'on ne l'aura pas et que l'imparfait est sans doute plus stimulant... Voir l'ébouriffante déclaration d'amour de Wendy ! La leçon est cohérente avec la conclusion de l'Auberge espagnole, où Xavier part en courant de l'administration trop bien ordonnée où il était censé finir sa carrière ; en fait, à donner dans la surenchère dans sa vie amoureuse, Xavier s'était éloigné de lui-même. La façon de filmer elle-même n'a rien de spécial, à part la séance fumante de travail devant une immense bibliothèque ou la traversée de la "rue aux proportions parfaites", de St-Petersbourg, derrière les hanches balancées et les jambes fines de Célia, qui loin d'engendrer le désir créent une monotonie justifiant à elle seule la prise de conscience de Xavier.
J'aurais aimé que Kelly Reilly fasse l'effort d'être un peu plus moche, qu'on comprenne pourquoi Xavier se détourne de son personnage : elle est radieuse et filmée avec amour par Klapisch.


Poupées russes
envoyé par Hadrilion

Revu le 26/02/2008 à la télévision.

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06 février 2005

"La Chute" (Der Untergang) d'Olivier HIRSCHBIEGEL (2005)

L'HISTOIRE untergang


La toute jeune Traudl Junge est engagée sur sa bonne mine et ses origines bavaroises par Hitler, en papa gâteau souriant, pour travailler pendant les dernières années de son gouvernement, dans le bunker d'où toute sa cour et lui-même regardent avec inquiétude, dégoût ou désir de s'en sortir, le IIIème Reich partir en miettes. Quant au Führer, il envisage avec un plaisir haineux la ruine du peuple allemand qui l'a porté au pouvoir parce que celui-ci n'a pas été capable de l'y laisser et de le préserver du revers qu'il vit...

MON AVIS


Un très grand film, très au-dessus des polémiques stupides pour savoir si montrer Hitler comme un être humain, et non pas comme un monstre, croisement entre l'Homme et la Bête, ne serait pas atténuer son "oeuvre". Je ne l'ai jamais imaginé, pour ma part, autrement que comme un homme, et, loin de l'excuser, je trouve que c'est justement cela qui aggrave son cas et aurait dû lui interdire la conception du nazisme.

J'ai pris conscience (je n'ai pas vu "Allemagne année zéro") que l'Allemagne avait été une grande victime du nazisme elle-même, que des milliers de gens sont morts de faim et de soif, et il était temps que cette souffrance soit elle-même reconnue. Il y a en même temps du refus de l'auto-compassion : le film s'achève sur une séquence où Traudl Junge, la vraie, très âgée, affirme qu'il ne faut pas excuser cette période comme une erreur de jeunesse, et elle reconnaît à la fois son inconscience et sa responsabilité.
Bruno Ganz (Adolf Hitler) joue admirablement et c'était un vrai défi.

Pour ce que je n'ai pas aimé : sensiblerie mise à part, les scènes où les époux Goebbels empoisonnent leurs propres enfants sont vraiment trop longues et auraient gagné à être raccourcies.


Der Untergang (La Chute) BA
envoyé par Zweiterweltkrieg

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14 décembre 2004

"Génésis", de Claude NURIDSANY et de Marie PERENNOU (2004)

genesis_04L'HISTOIREgenesis


Un griot raconte comment le monde s'est formé, mélange de tous types d'images dans un beau documentaire.

MON AVIS


Les réalisateurs de Microcosmos renouvellent leur exploit : nous faire toucher du doigt ce que nous ne percevons normalement pas. Cette fois, l'enjeu est de taille : comment faire comprendre le Big Bang et le miracle de la vie en contournant le jargon et sans devenir trop vite trop simplifiant et flou ? Une quadrature du cercle qui s'obtient grâce à la poésie ! A voir.

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30 octobre 2004

"Collatéral", de Michael Mann (2004)

L'HISTOIREcollateral


Max (Jamie Foxx) est un chauffeur de taxi velléitaire et rêveur, honnête ; dans son taxi, un soir, il va transporter une femme séduisante, Annie Farrel, dont le métier est procureur, et un certain Vincent (Tom Cruise), aux idées carrées, simples, qui semble s'intéresser à lui, provoque ses confidences. Vincent va lui proposer 600 dollars pour qu'il soit son chauffeur attitré toute la nuit : il a cinq rendez-vous à honorer... Mais Max découvre qu'il a affaire à un tueur à gages, et que ce bel homme propre sur lui et déplorant l'irrespect des gens, n'hésitera pas à le tuer lui-même s'il lui fait obstacle.

MON AVIS


Entre la peur, la fascination, l'horreur, l'incompréhension va se nouer un étrange dialogue, rompu, repris, complété, dans plusieurs étapes qui sont autant de scènes au suspense exaltant, où tout peut survenir. Les deux hommes s'efforcent de se convaincre, de se comprendre, chacun essaie de prendre en défaut la dialectique de l'autre. Les personnages, spécialement celui de Vincent, formidablement interprété par un Cruise tout en finesse et sobre ambiguité, sont soignés et les scènes d'action, qui alternent avec les passages plus intimistes, preque en huis-clos, sont filmées avec maestria en grand champ. La bande originale du film est très bien choisie.


Collateral
envoyé par nif2005

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20 octobre 2004

"Comme une image", d'Agnès JAOUI (2004)

L'HISTOIREcommeuneimage


Lolita Cassard (Marilou Berry) est la fille d'un écrivain célèbre (Jean-Pierre Bacri), et sa dernière passion, le chant lyrique semble être la bonne : son professeur, Sylvia Miller (Agnès Jaoui) la trouve douée. Elle la trouvera encore plus intéressante en apprenant qui est son père, ce qui n'est hélas pas nouveau pour Lolita : la plupart des gens réagissent ainsi. Elle y trouve à la fois son compte, éveillant facilement l'attention, et en même temps est flouée par cet état de choses et y voit confirmation de son intrinsèque manque d'intérêt ; Lolita est une jeune fille complexée, agressive, entre la haine de soi et la morgue.
Voilà qu'elle invite son professeur de chant en week-end à la campagne avec la petite cour qui suit habituellement son père, égocentrique et gratuitement odieux...

MON AVIS


Je l'ai infiniment préféré à l'autre opus d'Agnès Jaoui : le film est moins bavard, la réalisatrice craint moins le malentendu avec son public. Le cadre, les personnages, les situations ont un charme fou. Le revirement de Sylvia Miller, éveillant la maisonnée à la voix de Lolita, nous console de tout.

Extrait sur allociné : http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=18367690&cfilm=51309.html

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15 juillet 2004

"Shrek 2", d'Andrew ADAMSON, Kelly ASBURY, Conrad VERNON (2004)

Deuxième opus de la série des Shrek 1 et 3.shrek2

D'habitude, tout s'arrête à "ils vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants". Mais les réalisateurs ont prévu le retour du voyage de noces et, l'époque voulant, l'idée que des intrigants (Charmant, prince de son état, Marraine La Bonne Fée) puissent vouloir faire divorcer les amoureux. C'est l'attitude du beau-père (la dispute entre l'ogre et le roi est une des scènes les plus comiques du film) qui permettra à ces personnages d'agir, avec l'aide d'un mystérieux chat botté. Son stratagème est entré parmi les scènes-cultes.

C'est, à mon avis, le meilleur épisode et il m'a beaucoup fait rire. On est dans la parodie et les clins d'oeil aux contes les plus connus (le petit bonhomme de pain d'épices, Pinocchio, avec La Belle au Bois Dormant en guest star).


Shrek 2
envoyé par bandesannonces

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15 mai 2004

"Les Choristes", de Christophe BARATIER (2004)

cagerossignolsL'HISTOIRE


Une réécriture de La Cage aux Rossignols, film de Jean Dréville en 1945.
Clément Mathieu (Gérard Jugnot) arrive en tant que surveillant ("pion") dans un internat d'enfants défavorisés où un bizutage en règle l'attend, mais surtout un directeur caractériel et tout à fait "incompétent" (le pion ne le lui enverra pas dire). Mais Mathieu est en réalité professeur de musique, il compose et imagine de faire chanter en choeur les élèves qu'il surveille ; de nouveaux rapports vont pouvoir se créer et une des fortes têtes, Morhange (Jean-Baptiste Maunier, dans sa première apparition à l'écran), se révèle doué. Quant à Peppino, un petit garçon orphelin qui croit tous les samedis que son père viendra le chercher, il trouve enfin dans ce nouveau pion un appui contre les "grands".

MON AVIS choristes


Un joli film qui arrive à point nommé pour relancer les chorales et l'idée que tout humble qui fait son travail est inestimable dans la société, mais pas reconnu. L'émotion, soutenue par une musique brillante et pleine, est présente à intervalles réguliers. J'admire la prestation d'un naturel étonnant du jeune acteur qui jouait Mondain, le pré-délinquant à la voix de baryton ; je crois savoir qu'il n'avait pas le projet de faire du cinéma et c'est regrettable.

Cet internet, "Le Fond de l'Etang", si bien nommé, n'est pourtant pas le repère de malheurs qu'on imaginait : la plupart des adultes sont de bonne volonté, aiment les enfants, et ces derniers sont plutôt de bons garçons un peu perdus, un peu malheureux. On se dit qu'il y a moyen de trouver une solution (ce que nous apprend l'épilogue).

C'est dommage (allez, je fais mon esprit chagrin pour finir) que ce film soit si clairement un remake : non seulement de La Cage au rossignols, mais la référence à Cinema Paradiso (flashback, retour en avant, autour de l'annonce du décès d'un adulte révélateur) est encore renforcée par la reprise par Jacques Perrin jouant l'adulte (Morange) qui se souvient.


Les choristes
envoyé par bandesannonces

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15 février 2004

"Nathalie", d'Anne FONTAINE (2004)

L'HISTOIREnathalie1


Catherine (Fanny Ardant) engage Marlène (Emmanuelle Béart), une prostituée, car elle a appris que son mari (Gérard Depardieu) est infidèle et elle a un besoin irrépressible de contrôler, de comprendre, de savoir. Marlène, sous le nom de Nathalie, l'abordera, le draguera, deviendra sa maîtresse et devra raconter par le menu comment cela se passe à son épouse.
Très vite, la situation échappe au contrôle de Catherine, si celle-ci l'a jamais eu, et Nathalie-Marlène gagne un pouvoir de plus en plus grand : celui de celle qui sait.

MON AVIS


Une histoire vraiment fascinante, ce duo de femmes superbes, fières et dominatrices a quelque chose de troublant, d'une part, d'autre part, un coup de théâtre attend le spectateur, ce qui sort le film d'une linéarité qui le rendrait anodin, malgré tout.nathalie2

Catherine veut voir et savoir, Marlène vend une certaine partie d'elle-même mais entend ne laisser voir que celle-là, dérobe même des images, joue avec ce qu'elle laisse voir. Catherine refuse ce qu'elle donne à voir elle-même et cherche à payer ce faux spectacle en fausse monnaie, alors que Marlène attend bien plus. Qui est Nathalie, ce monstre qu'elles ont créé à deux ?

Et le mari de Catherine échappera-t-il au piège misandre élaboré par sa femme, en définitive ?

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10 juillet 2003

"Dogville" de Lars Von Trier (2003) - USA, Land Of Opportunity

L'HISTOIRE


dogville

Drame philosophique et social, le film commence par l'entrée fracassante d'une jeune fille, Grace, pourchassée par des individus inquiétants et qui demande asile aux habitants de Dogville, petit village extrêmement pauvre. Tom, un jeune homme amoureux d'elle, lui conseille, pour les convaincre que sa présence serait un atout plutôt qu'un danger, de se montrer attentive et dévouée, de travailler gratuitement pour tous... Très vite, la situation se déséquilibre et le piège se referme sur Grace.

MON AVIS


J'ai mis un petit moment à accepter l'absence de décors et le rythme très lent du début, le fait que je n'ai compris qu'à la fin l'enjeu du film. Nicole Kidman offre sa blondeur fragile au personnage et ce qui lui arrive ne peut que bouleverser violemment le spectateur. Cependant cette blondeur se transforme en transparence coupante du verre au moment où, finissant enfin sa discussion (je n'en dis pas plus), elle admet le point de vue de (X) et en tire les conséquences. Le refus de cette coupable indulgence misérabiliste est passionnant et très nouveau pour moi. Philosophiquement, si socialement on pourrait discuter, cette accusation d'arrogance me paraît imparable.


Début du film Dogville
envoyé par metaska

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15 février 2003

"Princesse Mononoke" de Hayao Miyazaki (2000)

Vu dans le cadre d'un ciné-club, sur grand écran.

L'HISTOIRE princessemononoke


La forêt japonaise, protégée par des animaux fabuleux, se déboise à cause de l'industrie humaine (au XVème siècle, déjà !) et Ashitaka, qui tentait de contenir un sanglier furieux, est blessé et doit partir à la recherche du Dieu-Cerf pour lever la malédiction de la blessure.

MON AVIS


L'histoire est très belle, les images sont travaillées (splendeur du Dieu-Cerf !), l'histoire est tout sauf inintéressante, mais je n'ai pas accroché plus que ça, en comparaison de la passion qui anime certains devant ces dessins animés.


Princesse Mononoke
envoyé par Prune

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