08 octobre 2009
Série "Lost" avant-dernière saison (2009)
Le dernier épisode de l'avant-dernière saison vient de s'achever en France.
Je fais exceptionnellement un billet sur une série, car celle-ci joue un rôle particulier dans ma vie. Je n'aime pas tellement les séries-cultes, mais Lost fait vraiment partie des exceptions !
Bien souvent, les scénarios (j'assume cette orthographe) donnent l'impression d'être un peu écrits au fil de la plume, au gré des castings et de la nouvelle bonne fortune du producteur ou de l'acteur qui "prend le melon" et demande une augmentation qu'on ne veut pas lui accorder. Lost est vraiment (l'est-elle vraiment ?) écrite dès le début.
Comme dans un bon polar, des mystères qui perdureront plusieurs années sont dès le début avancés et protégés, sans possibilité d'éventer et même si les scénaristes font de la voltige avec des indices.
Au début de cette avant-dernière saison, j'avais commencé à désespérer un peu d'y comprendre quoi que ce soit. Il me semblait que le mieux était l'ennemi du bien, et qu'à faire trop opaque, mon faible entendement était perdu. Je me résignais à regarder sans comprendre. C'était une nouvelle feinte !
Ca y est, Jacob, on commence à comprendre (mais on ne sait pas tout !)
L'avion qui tombe, on comprend un peu pourquoi.
Le projet Dharma, ça y est, il s'explique un peu.
Et voilà que tout s'interrompt, sur une explosion atomique.
On n'a pas toutes les réponses.
Un nouveau problème s'annonce : si l'avion n'est pas tombé, où allons-nous tous les retrouver l'an prochain et dans quel état ?
Et si rien n'est arrivé, comment nous expliquera-t-on "le reste" ?
Quel suspense...
30 juillet 2009
"Malcolm X" de Spike Lee (1993)
C'est une biographie sans concession, à peine hagiographique, du grand leader de Nation of Islam. Chute et rédemption du rejeton d'un groupe ethnique humilié, qui se cherche une raison de s'estimer et qui la trouve dans la religion, après un passage houleux à travers les petits trafics, les aventures avec la femme blanche, la manipulation de type sectaire.
MON AVIS
Spike Lee a beau être engagé, l'amour et l'ardeur ne l'aveuglent pas. Malcolm X a beau être d'une pureté qui pourrait tenter l'hagiographe, le cinéaste souligne qu'on peut être parfois d'une naïveté coupable.
L'émotion gagne au fil des images. La beauté des chants musulmans associés à des prières a quelque chose de galvanisant.
19 avril 2009
"Le Talentueux Mr Ripley", d'Anthony Minghella (2000)
Thomas (Matt Damon), un jeune accordeur de pianos faussaire, sans vraie personnalité (autant dire qu'il a un trouble de la personnalité), très nettement parasite, débarque dans la vie de Marge Sherwood (Gwyneth Paltrow) et surtout de Dickie Greenleaf (Jude Law), le fils d'un riche armateur. En effet, ce dernier, prenant Thomas pour un élève de l'Université de Princeton où se trouvait Dickie, le charge de ramener aux Etats-Unis son supposé condisciple qui se prélasse actuellement à ses frais en Italie.
Dickie s'entiche du nouveau venu, comme il le fait de tout le monde, sans paraître s'apercevoir de ce qu'il pouvait y avoir d'attirance homosexuelle dans l'amitié proposée par Thomas, avant de s'en lasser, et l'accuser à juste titre de profiter de la situation et de l'argent Greenleaf et de lui dévoiler qu'il connaissait son imposture. Or Thomas considérait que lune de miel (même chaste) et dolce vita devaient durer toujours...
MON AVIS
On assiste au tissage d'une toile d'araignée autour d'un homme par Matt Damon, à la fois démoniaque et touchant dans le rôle, sous les couleurs invariablement chaudes qu'imagine le cinéaste américain de l'Italie du bord de mer dans les années 50.
Jude Law, en jeune marbre cruel et séduisant, est parfait, Gwyneth Paltrow est bouleversante également.
La fin du film est glaçante et j'ai dû revoir une deuxième fois le film dans la foulée, profitant que le câble le rediffuse.
29 mars 2009
"L'amour extra-large", de Bobby et Peter Farrelly (2002)
Un homme est obsédé par l'apparence extérieure des femmes qu'il croise et courtise (sans se préoccuper, d'ailleurs, de la sienne, soit dit tout de go). Un homme l'hypnotise : il verra les femmes belles si et seulement si elles sont également bonnes à l'intérieur. Le voilà alors qui, à la stupéfaction générale, se met à faire des ronds de jambes à des filles non seulement quelconques, mais parfois repoussantes. Il se met alors à s'étonner de l'intelligence et de l'humour de ses conquêtes...
MON AVIS
Amoureux du politiquement correct et du manichéisme, foncez !
Il va de soi que les femmes laides sont belles à l'intérieur et que les bombes ne présentent aucun intérêt humain. Bien entendu, l'individu médiocre qu'est le héros tombe toutes les mochetés, trop heureuses qu'on les courtise (elles se doivent être conscientes de l'honneur qui leur est fait et de l'occasion qu'il ne faut pas laisser passer), et ensuite tombe réellement amoureux de l'une d'elles. Celle-ci le verra bien entendu venir puis revenir avec gratitude et sans discussion. Est-ce que c'est vraiment si fin, une grosse ?
Sans jamais faire dans la dentelle, j'ai connu les frères Farrelly plus inspirés. Bof.
15 février 2009
"Mars attacks", de Tim BURTON (1997)
Des rencontres du 3ème type réitérées se finissent toujours par des massacres. Les Hommes se demandent chaque fois ce qu'ils ont pu dire ou faire pour que chaque entrevue tourne à l'incident diplomatique sanglant.
MON AVIS
Un vrai bonheur de spectateur, entre le film de genre, la parodie et l'affirmation toujours plus grande d'un monde esthétique particulier, qui me plaît.
18 décembre 2008
"Blade Runner", de Ridley SCOTT (1982)
Au XXIème siècle, l'Homme s'est assuré la conquête spatiale à l'aide d'humanoïdes puissants dont il a interdit la présence parmi les humains : dépourvus de mémoire et d'émotions, ils sont tout à force physique et en résistance. Ce sont les Répliquants. Une unité de police, les Blade Runner, est chargée de les pourchasser.
MON AVIS
Après un temps de surprise car, si l'oeuvre originale est bien de Philip K. Dick, le réalisateur s'est inspiré d'une nouvelle de cet auteur et pas du tout du roman "Blade Runner", j'ai beaucoup aimé ce film. Son parti pris esthétique, urbain, nocturne ou obscur, comme dans une cave où filtreraient les feux de véhicules ou des projecteurs, en jaunes, verts un peu sales aurait pu lasser, et on finit par le prendre tel qu'il est.
J'ai particulièrement aimé les performances de Darryl Hannah, incroyable dans le rôle de la répliquante Pris, et son binôme, Rutger Hauer, sublimement beau et tout dans l'émotion : ils posent tous les deux la question de savoir ce qui permet d'écarter un humanoïde de l'humanité et de ses interrogations, peut-être plus encore que Rachel.
Blade Runner - Like tears in rain...
envoyé par Neobladerunner
02 septembre 2008
"Ludwig ou le crépuscule des dieux", de Luchino Visconti (1973)
Evocation du règne de Louis II de Bavière, protecteur des arts, et en particulier de Richard Wagner qui dut son salut et la possibilité de réaliser ses plus belles oeuvres grâce à ce monarque...
MON AVIS
Je ne parviens toujours pas à comprendre la fascination que j'ai eue pour cette histoire, au point de la suivre deux soirs de suite à la rentrée, sur ARTE. Les passages où l'on entendait sous forme de clochettes de boîte à musique des extraits des opéras de Wagner me mettaient en transes, alors qu'habituellement c'est un des compositeurs qui me laisse le plus indifférente. J'ai eu une impression de douce familiarité avec tous les sons, toutes les images, toutes les discussions.
Helmut Berger, qui joue le rôle de Louis II, est complètement investi du rôle, il est le rôle et sa ressemblance physique avec Romi Schneider, qui joue une fois de plus Sissi, mais une Sissi inquiétante, ambigue, est à la fois extraordinaire et complètement historique. Belle histoire d'amour impossible, cousin-cousine dont les unions consanguines donneraient à leur liaison sans début ni fin un parfum de véritable inceste narcissique. On voit le personnage passer de la jeunesse, de la beauté, de la pure sensibilité à leur pendant inverse, dont la folie. On est également touché par le ménage à trois des Von Bülow (Silvana Mangano porte son rôle de Muse intrigante sur le visage) et de Wagner, passant d'un effet Thénardier impudent à l'innocente petite famille rachetée par l'amour.
28 juillet 2008
"Le Corps de mon ennemi" d'Henri VERNEUIL (1976)
Un homme sort de prison au bout de sept ans, accusé à tort d'avoir tué le footballeur vedette de sa ville, de passage dans son cabaret.
MON AVIS
A l'aide de flashback nets et dégagés du côté languissant qu'ils ont parfois, Verneuil écrit à la fois la toile d'araignée tissée dans le passé, autour d'un jeune homme (Jean-Paul Belmondo) désireux d'une revanche sociale et celle que l'innocent libéré va tisser autour de ceux qui l'ont fait tomber dans un piège et l'ont déshonoré.
Si le héros n'a rien de toujours très sympathique, son opportunisme n'est pas dissimulé, la dureté envers l'héritière de son ennemi (Marie-France Pisier, très juste dans ce rôle) est parfois choquante, le scénario et la progression de ce film paraissent vraiment impeccables. A voir.
08 juin 2008
"Le Terminal", de Steven SPIELBERG (2004)
Victor Navorski (Tom Hanks), un habitant de la Krakozie (on va faire comme si ce pays existait), a fait une promesse à son père et doit se rendre aux Etats-Unis d'Amérique. Malheureusement, au moment où il y arrive, on lui apprend, à grand'peine car il ne parle pas un mot d'anglais, qu'il est apatride et provisoirement interdit de séjour aux USA. Il va vivre dans le Terminal, nanti de quelques tickets repas et de ses affaires de toilettes. C'est compter sans son immense débrouillardise...
MON AVIS
Il serait facile d'être assez sévère avec de film, dont je suis sortie avec une impression d'inaccompli, de bâclage, d'alignements de clichés récurrents dans le cinéma américain (oh, la jovialité de débile léger affublée à tout ce qui a l'accent slave !). J'aurais attendu mieux de Spielberg. Mais celui-ci, à bien y réfléchir, se montre très sévère avec les règles kafkaïennes qui président à l'entrée dans son pays, règles qui ne peuvent être atténuées, c'est la leçon du film, que par l'humaine bonne volonté. Noter la présence de Catherine Zeta-Jones en belle hôtesse de l'air insaisissable et velléitaire.
10 mai 2008
"Hellboy", de Guillermo DEL TORO (2004)
Film déjà vu en août 2004 au cinéma.
LE FILM
Des explorateurs trouvent une sorte de petite créature couinante, une sorte de singe rouge, qui s'avère être un diablotin. Il est adopté par le chef de l'expédition, qui fera de lui un de ses nombreux superjusticers aux superpouvoirs, spécialisés notamment dans les créatures surnaturelles démoniaques. Or il se trouve qu'Hellboy (puisque ce sera le nom donné au petit transfuge des flammes de l'Enfer) a pour destin d'ouvrir les portes de l'Enfer et de le faire déferler sur terre. Ainsi l'a décidé une sorte de Raspoutine, assisté de la récurrente blonde nazie amoureuse de lui... Lui est amoureux d'une petite fée du feu, qui paraît attirée par son factotum, humain trop humain...
MON AVIS
Malgré l'ironie de ce résumé, je me suis laissée prendre au charme de ce comics, bien interprété, aux effets spéciaux pas trop carton-pâte, à l'humour de rigueur et quelques gimmicks dans les situations tragiques, destinés à faire des clins d'oeil aux plus jeunes pour les rassurer : "Oh, ça me gonfle !" Même le happy end passe bien !
Ceci dit, les amateurs habitués au genre m'ont toujours fait part de leur déception, que je ne comprenais guère. N'attendant rien d'autre que des clichés, tant je suis peu fan de comics et les y trouvant, je n'ai pas pu être surprise, ni déçue et je me suis concentrée sur le reste, qui était bien.









