Au Fil des images

Ceci est mon journal des films vus de préférence au cinéma, mais aussi à la télévision ou en DVD, VHS ou autres supports. Je tâcherai au fil du temps de mettre également à jour la liste des films que j'ai vus dans le passé, avec des omissions.

08 juin 2008

"Le Terminal", de Steven SPIELBERG (2004)

L'HISTOIRE terminal


Victor Navorski (Tom Hanks), un habitant de la Krakozie (on va faire comme si ce pays existait), a fait une promesse à son père et doit se rendre aux Etats-Unis d'Amérique. Malheureusement, au moment où il y arrive, on lui apprend, à grand'peine car il ne parle pas un mot d'anglais, qu'il est apatride et provisoirement interdit de séjour aux USA. Il va vivre dans le Terminal, nanti de quelques tickets repas et de ses affaires de toilettes. C'est compter sans son immense débrouillardise...

MON AVIS


Il serait facile d'être assez sévère avec de film, dont je suis sortie avec une impression d'inaccompli, de bâclage, d'alignements de clichés récurrents dans le cinéma américain (oh, la jovialité de débile léger affublée à tout ce qui a l'accent slave !). J'aurais attendu mieux de Spielberg. Mais celui-ci, à bien y réfléchir, se montre très sévère avec les règles kafkaïennes qui président à l'entrée dans son pays, règles qui ne peuvent être atténuées, c'est la leçon du film, que par l'humaine bonne volonté. Noter la présence de Catherine Zeta-Jones en belle hôtesse de l'air insaisissable et velléitaire.

Plus d'infos sur ce film

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10 mai 2008

"Hellboy", de Guillermo DEL TORO (2004)

Film déjà vu en août 2004 au cinéma.hellboy

LE FILM


Des explorateurs trouvent une sorte de petite créature couinante, une sorte de singe rouge, qui s'avère être un diablotin. Il est adopté par le chef de l'expédition, qui fera de lui un de ses nombreux superjusticers aux superpouvoirs, spécialisés notamment dans les créatures surnaturelles démoniaques. Or il se trouve qu'Hellboy (puisque ce sera le nom donné au petit transfuge des flammes de l'Enfer) a pour destin d'ouvrir les portes de l'Enfer et de le faire déferler sur terre. Ainsi l'a décidé une sorte de Raspoutine, assisté de la récurrente blonde nazie amoureuse de lui... Lui est amoureux d'une petite fée du feu, qui paraît attirée par son factotum, humain trop humain...

MON AVIS


Malgré l'ironie de ce résumé, je me suis laissée prendre au charme de ce comics, bien interprété, aux effets spéciaux pas trop carton-pâte, à l'humour de rigueur et quelques gimmicks dans les situations tragiques, destinés à faire des clins d'oeil aux plus jeunes pour les rassurer : "Oh, ça me gonfle !" Même le happy end passe bien !

Ceci dit, les amateurs habitués au genre m'ont toujours fait part de leur déception, que je ne comprenais guère. N'attendant rien d'autre que des clichés, tant je suis peu fan de comics et les y trouvant, je n'ai pas pu être surprise, ni déçue et je me suis concentrée sur le reste, qui était bien.

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19 mars 2008

"Les Affinités électives", de Paolo et Vittorio TAVIANI (1996)

L'HISTOIRE affinites_electives


Adaptation du roman de Goethe.

Charlotte (Isabelle Huppert, superbe) et Edouard (Jean-Hugues Anglade), qui ne se sont pas vus depuis vingt années, décident de se marier et de se consacrer l'un à l'autre dans un domaine toscan qu'ils désirent réorganiser et réhabiliter. Mais Edouard fait une première brèche dans cette solitude à deux en conviant dans leur thébaïde Othon (Fabrizio Bentivoglio), son proche ami, qui est architecte. Charlotte cache sa déconvenue mais, à la faveur d'une lecture commune sur le phénomène chimique des affinités électives des éléments qui changent leurs assemblages en présence les uns des autres (travaux de Geoffroy), elle décide qu'il manque le 4ème élément qui permettrait de vérifier sur le plan humain cette théorie : elle fait venir Ottilie (Marie Gillain), sa filleule au domaine...

MON AVIS


Tous les ingrédients réunis étaient présents pour un sujet libertin et fortement dix-huitiémiste, on pense à Marivaux, à Choderlos de Laclos et peut-être même à Sade (le coup de la filleule), mais ce n'est pas ce qui se passe : Goethe est un romantique. Bien entendu Charlotte a joué les apprenties-sorcières avec son expérience chimique à niveau humain et cette dernière a fait le malheur des personnages présents. Les personnages ne parviennent pas à être attachants alors même qu'ils en ont la dimension humaine et la noblesse douloureuse qu'il faut pour ça.

Malgré une musique agaçante ou trop lourdement tragique, on est frappé de la beauté des images et des éclairages, comme dans Fiorile, mais, alors que dans ce dernier film, on était saisi et captivé par l'intrigue, les Affinités électives m'ont vraiment ennuyée.

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25 février 2008

"Trois Couleurs : Rouge" de Krzysztof KIESLOWSKI (1994)

Trilogie sur la devise française : Liberté, Egalité, Fraternité.kieslowski_trois_couleurs_rouge
Autres couleurs : "Bleu", "Blanc".

L'HISTOIRE


Valentine, une jeune modèle (Irène Jacob) suisse percute une chienne berger allemand et parvient à retrouver son propriétaire, un juge à la retraite (Jean-Louis Trintignant), cynique, mais curieux et, découvrira-t-elle voyeur, entendeur : il a monté tout un réseau d'espionnage de son voisinage... Ces deux personnages que tout oppose, réunis par le hasard, vont dialoguer et se rapprocher sans vraiment se comprendre. Tous deux ont des zones d'ombre et d'absence dans leur vie.

MON AVIS


Je n'ai pas vraiment accroché à l'histoire ni à la psychologie des personnages. Je crois avoir compris que ce qui était en question était justement le regard sur les autres, pas jugeant mais pénétrant, né de la frustration de ne pouvoir être conscient aussi de l'Autre, de l'intérieur.
rouge2Nous le devenons pourtant, notamment à la fin, quand nous retrouvons tous les autres personnages de la trilogie, Julie, Karol, Dominique, Olivier... Le lien se crée et cette conscience d'appartenir à une communauté nous sort de nous-mêmes. C'est d'ailleurs le seul film ("Fraternité") où la vieille dame asexuée qui tente de mettre une bouteille dans le conteneur est aidée par l'héroïne.

En revanche, j'ai aimé sans réserve les images, les poses et les reflets, même si en fait de rouge, on est plutôt dans les teintes "vieux rose" et "orangé" (l'image ci-contre est un contre-exemple), avec le même parti pris de répétition jusqu'au maniérisme, la saturation de petits rappels : bout de papier, lumière, couleur de la voiture, etc. Irène Jacob est d'une beauté enfantine, attendrissante, pure, qui va avec les affirmations d'une naïve et estimable bonté de Valentine. On devine la colère, la passion poliment réprimées, sans sur-jeu. Quel dommage que cette actrice ait été sous-employée toutes ces années. J.-L. Trintignant colle également à son personnage auquel il parvient à donner cette impression de passion et d'émotion pétrifiées d'un naturel sidérant.


KIESLOWSKI - ROUGE - Bande Annonce
envoyé par birdy66

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18 février 2008

"Trois Couleurs : Blanc" de Krzysztof KIESLOWSKI (1994)

Vu au cinéma lors de sa sortie en 1994. Trilogie "Trois couleurs".blanc
Blanc = Egalité.
Cf. fiche sur "Bleu".
Cf. fiche sur "Rouge".

L'HISTOIRE


Dominique a demandé le divorce pour non-consommation de mariage avec son mari polonais, Karol, coiffeur primé dans toute l'Europe, elle le met à la rue, fait opposition sur leur compte... Ce dernier joue des airs de musique dans le métro pour survivre, sur son peigne couvert d'un papier, faute de pouvoir exercer son métier. Grâce à la rencontre avec un compatriote, Micolaj, il va pouvoir retourner en Pologne. Mais sa pensée ne quitte pas Dominique, qu'il veut revoir...

MON AVIS


Mon préféré pour l'instant (je n'ai, à la date du 18/01/2008, pas encore vu "Rouge"). Je ne peux malheureusement pas en dire grand'chose sans risquer de déflorer les ressorts de l'intrigue. J'ai aimé l'ironie des dialogues, leur sobriété, les éclairs satiriques parfois, quand les mafieux renoncent à tuer Karol, découragés, quand ils apprennent que leur adversaire, pour récupérer l'héritage, sera l'Eglise elle-même !... C'est presque un film d'apprentissage... du spectateur, car le Karol bafoué, brisé du début du film va peu à peu nous révéler de lui-même une facette probablement déjà connue de lui-même avant ce début : une immense combativité, débrouillardise, l'art de se camoufler, le caméléonisme... La fin du film n'annonce-t-elle pas, plutôt qu'une tentative de réécrire le passé, le début de la fin, un nouveau début d'une autre vie ?
Quelques liens avec "Bleu" : le vieillard qui tente d'introduire dans un conteneur de recyclage une bouteille, la scène au tribunal, où Julie essaie d'entrer, et où Karol assiste au jugement de son divorce... Ce lien est plaisant.
Pourquoi "Blanc" ? Pas trop d'effets appuyés de couleur, cette fois. Blanc comme la robe de mariée, en retour constant de séquence, avec le sourire tremblé, innocent, fragile de Julie Delpy (craquante en méchante Dominique), qui ne sera pas consommé, blanc comme la terre enneigée de Pologne où Karol se voir jeté puis semé, blanc à la fois comme les feintes et mises en scène, et blanc étant toutes les couleurs dans le spectre, j'imagine cela peut être une référence au caméléonisme de cet étonnant Karol, dont le mariage paraît avoir été le seul échec...

La bande-annonce en américain : je ne suis pas trop d'accord avec la voix off, ni même avec le choix des images montées (qui en fait un film exclusivement sentimental) mais faute de grives, on mange des merles...

Posté par DonaSwann à 23:59 - Télévision, câble - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

"Trois Couleurs : Bleu" de Krzysztof KIESLOWSKI (1993)

Vu au cinéma lors de sa sortie à l'automne 1993. Trilogie "Trois couleurs".
Cf. fiche sur "Blanc". II
Cf. fiche sur "Rouge". III

L'HISTOIRE bleu1


Julie de Courcy, l'épouse d'un compositeur renommé, perd son mari et sa fille de cinq ans dans un accident de voiture où elle n'est que blessée. Elle tente de se détacher de tout ce qui la rattache à la vie qu'elle menait jusqu'alors, sauf la musique, qui longtemps se mêle aux réminiscences.

MON AVIS


Ce qu'il y a de bien pour un béotien en films d'art et d'essai, désireux de ne plus l'être, qui verrait ce film, c'est que tous les effets sont appuyés et répétés jusqu'à ce qu'on les remarque et qu'on se sente intelligent de les avoir remarqués (comme si c'était évitable). Je pense, évidemment, à la couleur bleue qui ressort dans tous les plans ou presque, qui apparaît en reflets sur le visage de l'héroïne (jeu de perles de verre bleu, rescapé, comme la musique, de l'entreprise de destruction du passé), mais aussi aux effets d'obscurité+musique+retour à la scène tournée.
Juliette Binoche mêle la maturité et un physique d'une minceur adolescente, qui va complètement avec ce côté "je commence une vie indépendante". Car le symbolisme de ce film "bleu", c'est la liberté (bien qu'historiquement, il n'y ait aucun rapport entre la devise de la France et les couleurs de son drapeau, mais c'est bien trouvé), et la découverte que tout lien n'est pas une entrave à la liberté ni à l'identité. La collaboration musicale de Julie avec Olivier, un ami de son mari l'oblige à prendre sa propre identité d'auteur, ce qu'elle niait au début du film.
Malgré tous ces hochets qui occupent l'esprit, l'ennui point parfois. Au fait, si quelqu'un peut m'expliquer la conclusion du film, je lui en saurai gré.

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10 mars 2007

"Narco", de Gilles LELLOUCHE & Tristan AUROUET (2004)

Vu sur CinéCinémaPremier, alors que j'avais trouvé la bande-annonce cinématographique dissuasive.narco

L'HISTOIRE


Gustave Klopp (Guillaume Canet) est atteint d'une maladie neurologique rédhibitoire aussi bien pour une vie professionnelle qu'une vie privée réussies : la narcoleptie. Cela consiste à s'endormir brutalement et profondément n'importe quand, sans pouvoir résister au sommeil. Sa femme Paméla (Zabou Breitman), une babydoll à la main de fer commence à trouver Lenny (Bruno Poelvoorde), un karatéka fan de Jean-Claude Van Damme, autrement plus présent et fascinant... Son propre fils lui-même finit par le mépriser. C'est compter sans un talent de dessinateur-concepteur tout droit sorti de ces longs sommeils où la fantaisie la plus grande règne.

MON AVIS


Une agréable découverte. Les situations sont décalées, étonnantes, drôles au premier ou deuxième degré. L'histoire elle-même est d'une grande fantaisie, fuyant tout manichéisme, tout jugement immédiat sur les actions les plus noires. Bruno Poelvoorde campe un personnage démiurge, à la fois ridicule et créateur, comme finalement Gus et Paméla : "Tu es une star pour les gens qui t'aiment". La référence à la BD n'est pas un hasard, tant on a l'impression d'être dans une BD, entre Reiser et Sattouf (bon, je n'ai pas énormément de références non plus).


Narco
envoyé par Hentai62

Posté par DonaSwann à 22:16 - Télévision, câble - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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