04 février 2008
"Harry Potter et l'Ordre du Phénix", de David YATES (2007)
Harry Potter se voit l'objet d'une campagne de diffamation et de désinformation à un moment où, pour se remettre de sa dernière aventure et de la mort d'un camarade de classe, il aurait bien besoin de compassion et de solidarité. Et voilà que pour surveiller les écoliers de Poudlard de plus près, le Ministère envoie Dolorès Ombrage, une femme doucereusement sadique, vient travailler comme grande Inquisitrice auprès d'Albus Dumbledore. Les enfants, privés d'un cours de Défense contre les Forces du Mal digne de ce nom (remarquons comme ils n'ont pas de chance depuis cinq ans avec leurs professeurs) se voient obligés de s'entraîner en cachette contre un éventuel retour de Lord Voldemort, quand ils ne croient pas qu'il s'agisse d'un mensonge...
MON AVIS
C'est étonnant comme David Yates a su réécrire sans trop défigurer et en laissant de côté les aspects les moins réussis du roman (le moins bon de la série selon moi). Il fait passer plus en douceur les accès de colère et de révolte du héros, parvient à caser beaucoup d'aspects importants du roman - à la va-vite certes, car si le volume du livre augmente, il paraît peu raisonnable de faire la même chose avec le format du film -. Voldemort et ses sbires sont cependant très absents et assez piteux au final. L'image a une unité esthétique : sombre avec toujours une lumière bleutée ou orangée, si petite soit-elle, la musique frappe moins que lors des premiers "épisodes".
15 septembre 2007
"Fiorile" (Floréal), de Paolo et Vittorio TAVIANI (1993), VOST
Vu au cinéma lors de sa sortie.
L'HISTOIRE
La malédiction de la mal-nommée famille Benedetti commence en Toscane, à l'époque où les soldats de
Napoléon l'occupaient. Une jeune fille rencontre par hasard le jeune et beau soldat français chargé de surveiller la mule qui transporte l'or de l'armée, et se sent si attirée par lui qu'ils succombent aussitôt, en une étreinte qui permet au frère de subtiliser l'argent. Le père, ignorant tout cela, mais apprenant que le jeune homme va être exécuté pour avoir été distrait ainsi prononce sans le savoir la malédiction qui scellera le sort de sa famille : "Celui qui gardera cet or sera maudit, lui et toute sa descendance".
Le film démontre que les Labdacides et les Atrides ont une sévère concurrence...
MON AVIS
Un film poignant, extraordinaire, qui m'a laissé pendant des années des impressions inoubliables. Les acteurs sont terriblement touchants, et leur solitude absolu, leur état de deuil perpétuel fait toucher du doigt le tragique.
Fiorile - elisa e elio 3 parte
envoyé par proguidelli
10 juillet 2007
"Beaucoup de bruit pour rien" (Much Ado about nothing), de Kenneth BRANAGH (1993) VOST
Une adaptation cinématographique réussie de la pièce de Shakespeare (1598).
Vu en 1993 en VOST au moment de sa sortie. Revu en VHS.
L'HISTOIRE
Dans une villa environnée de soleil et de verdure, comme la Sicile sait en offrir, une sorte d'abbaye de Thélème où on cultive la douceur de vivre sous le regard bienveillant de Leonato, un essaim de jeunes filles en blanches tenues d'été s'impatiente et court en riant en attendant l'arrivée de Don Pedro (Denzel Washington). Hero (Kate Beckinsale), la fille de Leonato, et Claudio (Robert Sean Leonard), décident immédiatement de se marier. Pour d'autres couples, les choses ne vont pas de soi : Beatrice (Emma Thompson) se dispute en permanence avec Benedict (Kenneth Branagh), ce qui ne cache à personne leur attirance mutuelle ! Mais Don Juan (Keanu Reeves), le serpent de ce jardin d'Eden, va provoquer la ruine de la belle idylle des premiers en calomniant la vertu d'Hero...
C'est la douceur toscane qui saute aux yeux et aux coeurs aux premières images du film, qui y fut tourné. Tout semble bénin et fait pour le bonheur, et même les escarmouches de Beatrice et Benedict n'ont de caractère définitif que pour eux, et amusent beaucoup leur entourage, et surtout les spectateurs qui rient de bon coeur. Chaque réplique comique fait mouche. Keanu Reeves est fabuleux dans ce rôle, et Denzel Washington en roi de la petite troupe est inattendu, mais tout à fait étonnant. Quand l'affaire tourne à la tragédie, on croit à une plaisanterie, d'autant que le mauvais goût de la mise en scène de la fausse Hero choque soudain, au milieu de tant de beauté et de joie. On passe dans un monde de larmes.
Les prises de vue, en hauteur, au-dessus de la villa, où l'on voit, comme un ballet, passer les personnages et les robes claires, au début et à la fin du film, sur une musique chorale bouleversante, sont à voir. La tragédie n'a fait que passer et s'en est allée, le bonheur peut continuer.
Extrait de beaucoup de bruit pour rien
envoyé par Mad0
15 mai 2002
"Les Ailes du désir" (Der Himmel über Berlin), de Wim Wenders (1987)
SYNOPSIS (sur le site allociné)
Les anges s'intéressent aux mortels... l'un d'eux plus que les autres. Et voilà qu'un de ces mortels, pas celui que l'ange espérait, l'aperçoit et lui parle...
MON AVISUn charme fabuleux se dégage de ce conte entre ciel et terre. |
| Bruno Ganz | |
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| © Argos Films | Galerie complète sur AlloCiné |
15 janvier 1999
"Qui veut la peau de Roger Rabbit ?" de Robert ZEMECKIS (1988)
Vu au cinéma lors de sa sortie en 1988 !
L'HISTOIRE
Dans une autre réalité, notre monde en images côtoie le pays des toons, où vous vivez dans un dessin-animé, ambiance thérébentine, joie bariolée et gnons fictifs. Mais Roger Rabbit, jusque-là heureux en mariage, vient voir un détective de série B, Eddie Valliant, pour suivre sa femme Jessica, une somptueuse créature, qu'il soupçonne de le tromper. En réalité, les enjeux dépassent un simple problème individuel, l'existence entière de Toonville est menacée.
MON AVIS
Pour moi une agréable découverte que cette totale intégration des dessins aux films, à moins que ça ne soit le contraire, en 1988. Cela ne surprend plus aujourd'hui, mais c'était une source d'humour fabuleuse que ce contraste entre les facéties, les hyperboles permises par le dessin et le caractère grincheux et restreint de notre monde, symbolisé par le détective (super Danny De Vito).
Ce qui est amusant, c'est qu'on finit par trouver tout naturel, et je connais certains garçons qui ont avalé leur salive pendant la torride chanson de Jessica Rabbit, aux étourdissants et surhumains attributs de femme. J'ai tant aimé de scènes qu'il serait long de les énumérer ; mais celles qui énonçaient des valeurs à Toonville m'ont paru particulièrement amusantes (que veut dire "tromper" pour un Toon ? "on rase gratis" ?) ainsi que la chanson inattendue de Danny De Vito à la fin.
belle créature QUI veut la peau de roger rabbit 2
envoyé par lucdenebadon



