26 juin 2016

_Le Diable et le bon dieu_, de Jean-Paul Sartre (1951)

Goetz, un commandant d'armée, "bâtard" et revanchard, a décidé, au mépris tout accord antérieur, d'assiéger la ville de Worms. Il cherche à être le Mal absolu, il trahit, il massacre, il blasphème. Un prêtre poussé à la trahison, Heinrich, comprenant le complexe de supériorité (et donc d'infériorité) qui meut Goetz, lui donne à entendre qu'il a perdu d'avance la singularité dans le Mal et qu'il serait autrement plus inhumain de faire le Bien. Evidemment piqué, dans son orgueil, dans sa curiosité, Goetz relève le pari pour l'année à... [Lire la suite]
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07 mai 2016

_Huis-Clos_ de Jean-Paul Sartre (1944)

Relecture. Joseph Garcin, un journaliste pacifiste d'un pays d'Amérique du sud, est emmené dans un salon. Mort fusillé depuis peu, et sans illusions sur sa place dans l'au-delà, il s'attendait à une salle de torture infernale et se trouve un peu surpris par le caractère innocent des lieux. Il est tour à tour rejoint par Inès, qu'on appelait déjà de son vivant une "femme damnée", et par Estelle, quelque peu perturbée et dans le déni des raisons qui l'amènent en enfer. Quelques interactions et frictions plus tard, l'évidence tombe :... [Lire la suite]
11 février 2011

_Les Mains sales_, de Jean-Paul Sartre (1948)

Hugo Barine, dit Raskolnikoff, un étudiant d'extraction bourgeoise, marié à Jessica, sort de prison deux ans avant le terme prévu par sa condamnation et tente de rejoindre ses camarades du Parti. A leur instigation, il a tué l'un des leurs, Hoederer, jugé traître au Parti par Louis et d'autres, et maquillé le crime politique en crime passionnel. Mais ses camarades se méfient de lui, pour une raison mystérieuse, et ont décidé de l'éliminer à sa sortie de prison. Olga lui obtient un sursis à la condition qu'elle le sonderait et... [Lire la suite]
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02 décembre 2010

_L'Âge de raison_, de Jean-Paul Sartre (1945)

Mathieu est professeur de philosophie au Lycée Buffon. Il gravite avec plus ou moins de bonheur dans un cercle de disciples ou d'anciens condisciples, caressant l'idéologie libertaire et le mode de vie de sa jeunesse. Mais il se voit dupe de sa propre impression de vivre de manière intemporelle : sa maîtresse, son frère, une jeune fille rétive, ses amis, tous le ramènent activement ou non au constat qu'il a atteint, à 34 ans, l'âge de raison et qu'il faudrait devenir un peu stoïcien et, avec Sénèque, "[cesser] de vouloir ce que nous... [Lire la suite]
14 juin 2010

_Les Mouches_, de Jean-Paul SARTRE (1943)

Relecture Depuis l'assassinat d'Agamemnon à Argos, depuis quinze ans, la ville est confite dans le remord. On y organise à qui mieux mieux des cérémonies de contrition vis-à-vis des morts, le deuil est de rigueur, les mouches (Erinyes) sont partout. Ainsi le veulent les dieux, représentés par Jupiter (pourquoi pas plutôt Zeus ?) dans la pièce. Oreste revient incognito dans la ville où son père fut lâchement assassiné et après une discussion évasive avec Jupiter, qui semble à la fois goguenard et inquiet, rencontre sa soeur Electre,... [Lire la suite]
19 novembre 2009

_La Nausée_, de Jean-Paul SARTRE (1938)

Comment rendre compte d'un roman si riche ? Je vais en laisser la moitié à côté et dire des bêtises.Antoine Roquentin traîne son statut de rentier biographe ennuyé à la bibliothèque de Bouville, très agressé par la vue de la viande, des carcasses, des bourrelets rutilants de vie chez les personnes qu'il croise et avec lesquelles il n'a pas d'autres relations que le bonjour-bonsoir factice et désengagé. La Nausée monte, qu'il ne sait pas analyser. La seule chose qui l'en sort est un air de jazz... Il croisera un Autodidacte humaniste... [Lire la suite]
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20 juin 2006

_Les Mots_, de Jean-Paul Sartre (1970)

C'est assez déroutant, car j'ai oscillé longtemps entre un véritable intérêt et la certitude d'un récit tellement linéaire malgré ses heureuses formules qu'il en devient ennuyeux. Or au plus fort de l'agacement, Sartre, qui s'est toujours moins fait de cadeaux que quiconque, surprend en formulant la critique de "fort en thème" à son propos, sans la nier et nous confirme que tout notre malaise à le lire vient du fait qu'il a détesté son enfance. Il ne quête pas notre sympathie, il énonce des faits, même les plus douloureux. J'ai été... [Lire la suite]
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