17 juin 2017

_Appelle-moi Charlie_ de Marcus Malte (2011)

Elias est romancier, se vantant de pouvoir faire gober les histoires les plus incroyables et les plus fausses à son lecteur : celle qui suit lui est pourtant réellement arrivée. A l'âge de treize, fuyant le chalet de vacances où il s'était disputé avec sa mère, il s'est perdu dans une tempête de neige et une voix en provenance d'un bonhomme de neige s'adresse à lui... Je ne lis habituellement pas de "littérature de jeunesse", mais il se trouve que je n'avais rien d'autre sur moi - mes lectures courantes étaient trop volumineuses... [Lire la suite]

12 mai 2017

"Fiore" de Claudio Giovannesi (2016)

Daphne (Daphne Scoccia) a un père, Ascanio (Valerio Mastandrea, méconnaissable mais fascinant, vu pour la première fois dans Fai bei sogni) sorti de prison depuis peu qui vit son chômage chez une immigrée roumaine (Laura Vasiliu) pourvue d'un fils, Lele. Aucune mention, jamais, de sa mère. Elle s'est échappée d'un foyer et vit de vols (avec violence) de téléphones portables, squatte chez sa complice. Elle est un jour attrapée et atterrit en prison pour mineurs pour une année. Là, il y a une aile pour les garçons, une pour les filles.... [Lire la suite]
24 août 2016

"Le Correspondant" de Jean-Michel Ben Soussan (2016)

Malo (Jimmy Labeeu) est l'aîné d'une famille rare : le père (Charles Berling, super) est homme au foyer (et non pas chômeur, comme l'affirme Malo sur ses fiches de rentrée) et la mère (Sylvie Testud, renouvelée) poursuit une brillante carrière dans le commerce international. Elle est gentillle mais ignore tout des goûts et activités de ses enfants, découvre et oublie aussitôt, au grand dam de son époux, condamné à l'altruisme. Or Malo (y a-t-il un lien - douteux - voulu par le réalisateur de SODA ?) a beaucoup de mal à s'affirmer dans... [Lire la suite]
16 juin 2016

_Le Pavillon des enfants fous_, de Valérie Valère (1978)

La narratrice est une adolescente internée dans un service pédiatrique psychiatrique. Elle souffre d'anorexie mentale et ce qu'elle publie, deux ans plus tard, est le journal qu'elle a tenu. On y devine sa rancoeur envers sa mère qu'elle accuse de ne pas l'aimer profondément, de ne penser qu'à elle et d'être dérangée par sa maladie et non pas touchée par elle, le refus du monde tel qu'il est, de la petitesse des autres, contre laquelle la solitude lui semble le seul refuge possible.  Le texte est très répétitif. Valérie... [Lire la suite]
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25 mai 2016

_Le Diable au corps_, de Raymond Radiguet (1923)

Relecture. Le Narrateur a quinze ans au début de la guerre ; elle ne le concerne pas au premier chef, son père n'est pas mobilisé, pas d'oncle dans ce cas, lui-même évidemment, non plus... Il est ce qu'on appelle un jeune homme précoce : il est le seul à comprendre les allusions littéraires des professeurs, ces derniers sont seuls capables d'apprécier ses finesses et provocations, il fut aussi le seul petit garçon de son école assez dessalé pour fixer un rendez-vous à une petite fille en comprenant ce que cela impliquait de... [Lire la suite]
23 avril 2016

_Cet Eté-là_ de Véronique Olmi (2010)

Trois couples partent, comme chaque été depuis seize ans dans la propriété de l'un des trois, Denis et Delphine, bo-bo en couple de façade, avec un qui souffre et maintient l'édifice, l'autre qui papillonne et attend. L'un des trois, Lola et Samuel est probablement éphémère : Lola est la seule composante fixe de son couple et vient chaque année avec un nouvel invité, que les autres ont toujours bien du mal à prendre au sérieux et ne cherchent pas à intégrer ; les derniers, Marie et Nicolas, toujours aimants et attachés, n'ont guère... [Lire la suite]

20 mars 2016

_Le Crime du comte Neville_ d'Amélie Nothomb (2015)

L'auteur assume très rapidement la fusion (réécrite, bien sûr, qu'on ne me fasse pas dire ce que je n'ai pas dit) du mythe d'Iphigénie et du Crime de Lord Savile d'Oscar Wilde). Le plus fort est que la dernière née du comte Neville est un joli petit canard dépressif nommé Sérieuse et non pas Iphigénie, alors que les aînés se nomment Oreste et Electre... Le tragique s'installe dès le début du texte où une voyante au patronyme improbable (mais pas aussi réjouissant que ceux dont Amélie Nothomb affuble la noblesse belge) prédit au comte... [Lire la suite]
14 novembre 2015

Une autre relecture "Hygiène de l'assassin"

Relecture de 2003 où j'avais seulement écrit : "Duel jubilatoire". Prétextat Tach est un vieil écrivain "que personne ne lit", mais qui a été Prix Nobel de littérature ; il est mourant. Sa personnalité, sexiste, fascisante, malsaine, misanthrope est une rude épreuve en même temps qu'un honneur pour les journalistes qui se pressent pour recueillir ses dernières interviews. Il s'y livre avec une réticence affectée et les met au supplice... jusqu'au quatrième, inattendu... Pour moi, c'est le meilleur roman d'Amélie Nothomb. On y... [Lire la suite]
01 octobre 2015

_Égaux sans égo_, oeuvre collective (2013)

Illustrateurs : Anne Rouvin, Gabrielle Piquet, Laureline Mattiussi, Tatiana Domas, Josselin Paris.(...) Plusieurs petits scénarios de bandes-dessinées, focalisés sur les interrogations que les adolescents peuvent être amenés à se poser sur les représentations de leurs sexes, les attentes sociales afférentes, le sexisme (dans les deux sens), et leur marge de manoeuvre par rapport à tout cela.  Cela semble parfois de la littérature de commande, tant le politiquement correct et les bons sentiments paraissent artificiels à... [Lire la suite]
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06 avril 2015

"Cerise", de Jérôme Enrico (2015)

Cerise (Zoé Adjani-Vallat) est une adolescente "du 9-3" qui n'a jamais entendu parler du Musée Carnavalet ou d'autres hauts lieux de la vie culturelle parisienne mais sa culture est dans les pages de magazine de mode ou des tabloïds. Elle vibre aux clips de son idole Matt je-ne-sais-plus quoi, se maquille comme une jeune femme délurée, ce qui ne va pas sans provoquer des malentendus. Sa mère (Olivia Côte) a le sentiment de ne plus rien maîtriser (on assiste à quelques scènes d'affrontement qui font penser à certaines émissions de... [Lire la suite]