17 mars 2019

_Eugénie Grandet_ Honoré de Balzac (1834)

Relecture. Monsieur Grandet est tonnelier à Saumur, où il possède également des vignes et des vergers. Il a une fille à marier de vingt-et-un ans qui passe ses journées à filer ou repriser aux côtés de sa mère dans l'encoignure de la fenêtre d'une maison vétuste et ornée de dépouilles vieillissantes, pour profiter de la lumière naturelle. On pourrait penser que Félix Grandet est pauvre, pour maintenir sa famille dans un mode de vie aussi spartiate, alors qu'il est multimillionnaire. Quand son neveu, Charles, fils d'un frère prodigue,... [Lire la suite]

02 août 2014

_La Peau de chagrin_, d'Honoré de Balzac (1831)

Raphaël de Valentin, désespéré par sa malchance et le manque de reconnaissance, visite, en attendant que le pont parisien du haut duquel il désire se jeter soit moins fréquenté, une boutique d'antiquités. A mesure qu'il trouve des pièces intéressantes, le vendeur lui présente une peau de chagrin au pouvoir surnaturel : il peut exaucer tous vos voeux... contre une part de votre longévité. Raphaël accepte le pacte et ne tarde pas à se rendre compte que le pouvoir absolu est bien trop cher payé... Pourquoi me rappelais-je ce récit... [Lire la suite]
02 juillet 2012

_Comment Wang-Fô fut sauvé_, de Marguerite YOURCENAR (1936)

Ling voit sa vie changer quand il attache ses pas et consacre son existence à un peintre prodigieux, Wang-Fô, dont le regard exercé lui montre ce que, jusque-là il n'avait jamais réussi à voir, couleurs, liens, connotations... Même l'empereur de Chine en veut à Wang-Fô : sa peinture éveille à la beauté mais n'apprend pas le monde tel qu'il est, connaissance capitale pour un homme appelé à régner, et dont il a été privé. Il condamne à mort les deux hommes... J'ai certainement lu trop rapidement ce conte, mais j'ai eu l'impression... [Lire la suite]
13 juin 2012

_Ferragus, Chef des Dévorants_, d'Honoré de Balzac (1833)

Dans une rue mal famée de Paris, le jeune Auguste de Maulincourt aperçoit incidemment l'épouse de Jules Desmarets, qu'on appelle Madame Jules, qu'il aime secrètement et sans espoir. En effet, son époux et elles semblent très unis par un amour sincère. La découverte qu'elle puisse aller dans un endroit aussi louche que la rue Soly remet cette belle légende en question. Touché au coeur, il subodore quelque déshonneur et rêve de vengeance. Sa traque finit par alerter le mari, qui tombe à son tour dans les affres du doute... Un roman... [Lire la suite]
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08 juin 2012

_Trois chroniques scandaleuses_, anthologie de nouvelles, XIXème siècle

Voici trois chroniques dont deux constituent une relecture. J'avais blogué "L'Elixir de longue vie" en lisant L'Anthologie fantastique de Librio. C'est un Don Juan un peu original qu'on trouve là, qui finit sa vie officiellement "bon père, bon époux" mais qui est sans doute encore plus horrible que celui qui tend sa main au Commandeur ou court se mettre à l'abri dans un couvent. L'idée parfois sous-jacente que Don Juan est un parricide est ici explicite. La toute fin est insoutenable. "Les Cenci" (Chroniques italiennes) de Stendhal... [Lire la suite]
03 juin 2012

_Pierre Grassou_, d'Honoré de Balzac (1839)

Pierre Grassou, s'obstine contre l'avis de son maître et de collègues dans la carrière de peintre, qu'il exerce sous le nom de Fougères.Il commet de fort mauvaises copies qu'un revendeur, Elias Magus, revend comme des toiles authentiques après les avoir vieillies... Il ignore ce détail, qui le révulserait. En effet, Pierre Grassou est quelqu'un de loyal, honnête, acceptant de vivoter, ennemi des combines, soumis à l'ordre établi et au monde tel qu'il va.Elias Magus va le mettre en rapport avec la famille de Vivelles, trois riches... [Lire la suite]
01 juin 2008

_Gobseck_, d'Honoré de Balzac (1830)

A la Restauration, un usurier, Gobseck, offre ses malodorants services à une société mise à mal part le cahots de l'Histoire et/ou par leurs prétentions sociales. Un court roman qui fait songer au "Colonel Chabert", qui reprend d'ailleurd le personnage de l'avoué Derville, notre oasis de rectitude cynique dans cet égout de la bassesse humaine. Un roman pessimiste et magistralement écrit.
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