Mots et Images

01 janvier 2019

Défi Bingo 2019

L'édition du Bingo 2019 est lancée ! Elle est inspirée du Multi-défis sur Babelio. 10 niveaux vous sont proposés dans cette édition : NIVEAU MERCURE : 10 livresNIVEAU VENUS : 20 livres <= tri à confirmer en fin d'année, mais j'y suis très probablementNIVEAU TERRE : 30 livresNIVEAU MARS : 40 livresNIVEAU JUPITER : 50 livresNIVEAU SATURNE : 60 livresNIVEAU URANUS : 70 livres NIVEAU NEPTUNE : 80 livres NIVEAU PLUTON : 90 livresNIVEAU SOLEIL : 100 livres 1 item = 1 livreCette année vous avez la possibilité d'utiliser un joker.... [Lire la suite]
Posté par DonaSwann à 18:35 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
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09 septembre 2019

_Fragiles amants_, Paul Renou (2018)

Paul Renou nous convie à l'entrée dans l'ère du soupçon chez ses personnages, d'une plume doucement souriante et parfois doucement triste. Les amants doutent, espèrent, se heurtent sous son regard moqueur et ils vont jusqu'à rire d'eux-mêmes parfois. Pourquoi sont-ils fragiles ? Parce qu'ils ne vivent pas complètement dans le présent et que leurs pensées les emmènent dans le passé de leurs partenaires ou que leurs perspectives sur un avenir plus ou moins proche ne leur paraissent pas du tout assurées. Or le besoin d'être rassuré... [Lire la suite]
03 septembre 2019

_Le Commissaire dans la truffière_ de Pierre Magnan (1978)

A Banon, dans les Basses-Alpes, un chercheur de truffes et le commissaire Laviolette observent des disparitions et de meurtres mystérieux de marginaux. Le lecteur sait qui est l'un des meurtriers, mais le contexte reste longtemps flou. J'attendais beaucoup plus de celui auquel Giono avait inspiré une belle carrière d'écrivain, mais ça reste bien écrit et j'ai même appris un mot ("bégueter") ! Citations : "J'étais en train de me poser une question absurde. Je me demande si l'on peut éprouver un si immense chagrin et continuer... [Lire la suite]
26 août 2019

Quatre pièces de Jean Giono

Le bout de la route : 20 août 2019 Cacophonie énorme dans les premières répliques. Certes, Giono allait peu à Paris, mais il est évident qu'il connaissait son théâtre contemporain et on pense très fort à la poésie des répliques du théâtre de Giraudoux en lisant les échanges artificiels mis dans la bouche de villageois d'un hameau si perdu qu'il pourrait s'appeler Dogville, aussi artificiels que des bucoliques, dans un autre style ; mais les comparaisons s'arrêtent là. Le mystère est grand sur l'avenir de Jean. La fin est frappante,... [Lire la suite]
20 août 2019

"L'Oeuvre sans auteur" (Das Werk ohne Autor) de Florian Henckel Von Donnersmarck (2019)

J'ai couru voir ce film chaleureusement recommandé par une amie et je suis convaincue d'avoir assisté à la projection d'un chef-d'oeuvre ! 3H08 qui sont passées plus vite que bien des films que 2H que j'ai pu voir et c'est probablement le meilleur film que j'aie vu cette année. J'ai ri en voyant le nom du réalisateur sur le générique de fin (j'y suis allée avec foi et à l'aveuglette) : évidemment ! évidemment, cela devait être lui ! Kurt Barnert, enfant (Cai Cohrs) qui veut devenir peintre quand il sera grand, vit près de Dresde... [Lire la suite]
19 août 2019

_L'Homme de Londres_ de Georges Simenon (1976)

A Dieppe, Louis Maloin, un aiguilleur du port assiste à une lutte entre ce qui s'avérera deux malfaiteurs pour une valise : l'un tue l'autre et la valise tombe au fond du port. Maloin fait du bruit, ce qui fait fuir le meurtrier, et va repêcher la valise, qui contient une somme colossale... Il décide impulsivement de la garder et ne donne pas l'alerte... Mon premier "Simenon" ! Il était temps ! Ce court roman que j'hésiterais à qualifier de policier, tant l'intrigue a des ressorts psychologiques, est très étonnant. J'ai cru... [Lire la suite]

13 août 2019

_Ce nom qu'à Dieu ils donnent_ de Guillaume de Fonclare (2019)

Guillaume de Fonclare écrit bien, je le savais, je l'ai déjà écrit : l'écriture est contemporaine sans maniérisme moderne, simple et châtiée, avec des images à l'avenant qui verdissent et rafraîchissent sa réflexion. En effet, c'est à une quête spirituelle que lui, "l'athée militant", nous convainc, à la faveur d'une expérience de joie qui l'emmène malgré lui vers un agnosticisme (pas forcément la version "molle" de l'athéisme, contrairement à ce que l'on croit, mais c'est moi qui le dis). Bien entendu, ayant lu Pascal, comme... [Lire la suite]
12 août 2019

"Yuli" d'Icìar Bollaìn (2018)

A Cuba, Yuli est le petit dernier d'une famille "mixte", d'un père d'origine africaine et d'une mère "hispanique". L'enfant se complaît à danser le hip-hop en compagnie de ce que son père estime être des voyous. Il a aussi bien perçu que son fils avait du talent et que le talent était le seul moyen pour l'enfant d'échapper à la pauvreté dans laquelle sa famille et sa condition d'enfant de couleur l'avaient mis. Cuba offrait une éducation gratuite dans une école de danse pourvu que l'enfant ait les capacités physiques de suivre les... [Lire la suite]
12 août 2019

"Noureev (Le Corbeau blanc)" de Ralph Fiennes (2019)

Rudolph Noureev (Oleg Ivenko, parfait) est un "corbeau blanc", un jeune homme au tempérament explosif, qui travaille inlassablement pour atteindre la perfection et ne pas se contenter de la fameuse "énergie" russe. Il est souvent filmé dans le costume du "Spectre de la Rose", ce qui permet d'insister sur le fait qu'il est, dans l'histoire de la danse, l'héritier du phénomène Nijinsky. En même temps qu'on le voit arriver à Paris avec les ballets du Kirov, le film fait un montage avec son parcours et des images en noir et blanc censées... [Lire la suite]
11 août 2019

"La la land" de Damien Chazelle (2016)

Cinéma en plein air, sur la plage des Marettes de Vitrolles, en été... Conditions hédoniques que des moutards mal élevés (pas élevés du tout si j'en crois l'ectoplasme de sexe femelle qui avait choisi pour babysitter l'eau nocturne de l'étang pendant qu'elle se consacrait entièrement au visionnage du film) ont assez contribué à transformer en seuil d'enfer... Mais le film en lui-même n'a pas du tout retenu mon attention : ni la musique, ni l'esthétique, ni le scénario, ni les personnages n'ont à aucun moment éveillé le besoin de... [Lire la suite]