josebove4ème de couverture :
"José Bové : l'homme aime les moustaches, la pipe et le Roquefort. Il n'aime ni les "McDo", ni les "OGM". Il savoure plus que tout la liberté au point de préférer rester en prison plutôt que d'acheter sa "libération". Le démontage du McDo de Millau, ça vous fait un héros des temps modernes dans lequel chacun peut se reconnaître... José Bové ne se réduit pas pourtant à sa caricature médiatique d'Astérix. Derrière le symbole, il y a un homme : toute une vie de fidélité à quelques causes. Comment devient-on "José Bové" ? Dans quelle marmite faut-il tomber étant petit ? Il est exclu en 1970 de son lycée, il refuse de porter les armes. Il se réfugie en 1973 au Larzac et décide avec sa compagne de "vivre et travailler au pays". Il y a des racines qui vous donnent des ailes : on croise José Bové sur le Rainbow Warrior de Greenpeace, on le retrouve aux côtés de Tjibaou, le leader kanak assassiné, des militants syndicaux et indépendantistes tahitiens, etc. Il participe à la fondation de la Confédération paysanne et à ses combats pour une "agriculture paysanne", contre les OGM, les farines animales insalubres, le droit à l'eau pour tous... José Bové fait partie de ces grandes gueules républicaines qui soufflent le vent de révolte et prouvent jour après jour que militer n'est pas triste. Il est interviewé par Paul Ariès, politologue et Christian Terras, théologien. Un témoignage sans concession. Un livre essentiel pour le futur procès des militants paysans " anti-McDo " de Millau."


Un petit livre essentiel pour comprendre le parcours de José Bové ; j'y ai appris de nouvelles choses, tant sur lui (j'ignorais que l'objection de conscience pour motifs politiques n'était pas recevable) que sur l'O.M.C., les O.G.M., les politiques agricoles, les rapports Nord-Sud...
Un peu agaçante, la façon dont les interviewers lui "servent la soupe", comme on dit à Sciences Po', mais je suppose que le but n'était pas de l'empêcher de s'exprimer.