2nd-souffleL'héroïne du roman a la passion de la danse, elle s'entraîne dur mais son talent est évident, il donne à ses spectateurs le spectacle de la passion. Elle est capable de danser avec une foulure... et d'en guérir sans soins... C'est une vraie artiste... Mais une ombre la suit...


Léa Pardo, dont c'est le premier roman, écrit bien. C'est une évidence, malgré un travail insuffisant du style (qui garde des naïvetés) et des coquilles orthographiques qui piquent les yeux - mais les maisons d'édition à compte d'auteur ne sont pas connues pour brutaliser les auteurs qui sont en fait des clients.

La métaphore de l'écriture est transparente et l'on voit que ce jeune auteur réfléchit à son propre rapport à l'art et à l'immersion dans la fiction, autant qu'aux raisons qui la font écrire. C'est probablement ce qui m'a touchée le plus, ainsi que quelques formules très originales qui me font penser que ce premier roman n'est pas le dernier. Ni, hélas, le meilleur. Pour laisser planer le mystère, elle n'a pas dosé la progression de l'information, si bien que la chute n'apparaît pas comme une évidence ; de même, cette affaire de coffre et de manuscrit... la complexification des voix, pour laquelle tant de jeunes auteurs sont insuffisants, est bien pensée, mais, pour les raisons que j'ai dites, on doit retourner en arrière bien souvent pour essayer de rattacher les feuilles entre elles.

Il a manqué à ce roman la relecture des professionnels de maisons d'édition qui font cracher leurs tripes et pleurer du sang même aux auteurs adultes, sans pour autant corriger - un art dont je serais bien incapable ! Mais j'attends les oeuvres suivantes avec intérêt !