nausicaaEn partenariat avec le Cinéma municipal les Lumières et la Communauté du Pays d’Aix, l'association dont je suis membre, Massilia-Cosmopolitaine (Vitrolles SUN Festival) vous propose un week-end: // CINE – DEBATS – CONCERTS //
Samedi 5 novembre à partir de 17h30 :
☀ Projection du film « NAUSICAÄ DE LA VALLÉE DU VENT » (Hayao Miyazaki & Tomoko Kida, 1984)


Voilà le dessin-animé ("L'anime !", rectifiera mon fils) tiré d'un manga écrit par le réalisateur en 1982, qui est fort opportunément devenu story-board.
Dans un monde post-apocalyptique, Nausicaä est la fille du roi mourant de la Vallée du Vent. Cette vallée, sans cesse  balayée par les vents marins, empêche les miasmes des forêts toxiques d'envahir le village et les terres. Cette toxicité vient de la décomposition du vivant, et les moisissures dégagées ont des spores qui brûlent les poumons. On se rendra compte que la pollution n'est que superficielle et que la nature-mère recèle des ressources souterraines qui ne demandent qu'à refaire surface. En attendant, dans la vallée du vent, on peut vivre presque comme avant, dans ce lieu protégé, où la force du vent est aussi une énergie, pour les moulins, mais aussi les engins volants.

On comprend vite que Nausicaä communique pacifiquement même avec les créatures monstrueuses effrayantes, les insectes géants de la forêt toxique, et qu'une des clés de résolution des dangers vient de là. Mais son bon coeur va avant tout l'inciter à porter secours à la passagère d'un vaisseau tolmèque, en guerre avec un royaume voisin, qui lui révèle avant de mourir que les tolmèques tentent de rendre la vie à un des sept géants qui a détruit le monde en sept jours, à la fois pour brûler une bonne fois pour toutes les forêts toxiques, ensuite pour avoir, bien entendu, la suprématie sur les autres peuples.


 J'ai retrouvé avec grand plaisir le monde d'Hayao Miyazaki, dont j'ai vu Princesse Mononoke, par exemple, et j'ai constaté que bien avant son travail aux studios Ghibli, se trouvent des constantes stylistiques et narratives, comme l'animal porteur de la force naturelle que la colère aveugle et rend invulnérable dans sa charge contre les humains... à l'image d'une catastrophe naturelle.

Certains passages guerriers, alambiqués, car Miyazaki tient avant tout à ce que l'intrigue soit crédible et ne veut sauter aucune étape, ralentissent la progression et lassent parfois un peu, pour une fin, à l'inverse, trop abrupte. Mais l'histoire est séduisante, les images déjà magnifiques, malgré les moyens de l'époque ; j'ajoute qu'aucune vidéo "piquée" sur internet n'a la beauté des images que j'ai vues sur grand écran.

Les six premières minutes du film.


☀ Entrée offerte par l'association
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