M02290046159-largeJ'ai rapidement été agacée par les longueurs, les innombrables répétitions des péripéties, soient parce qu'elles l'étaient per se, soit par le biais des ressassements du personnages principal, Ralph, un veuf âgé, retraité à Derry, dont l'insomnie qui croît accroît en même temps des perceptions sensorielles et cognitives étonnantes. Il y a également quelques confidences de ce personnages qui sont prétexte à reprendre des passages qu'on finit par raconter en même temps que lui... Bref, quand, arrivant vers les dernières pages et pressentant qu'il n'y aurait pas de chute explicative, je me suis avisée de la discrète mention "tome 1" sur la couverture, j'étais assez mécontente. Le délayage m'a paru encore plus malhonnête. J'ai pensé à Bag of Bones qui m'était tombé des mains aussi à cause de cette frontière poreuse entre réalité et fiction et qui donnait lieu à des répétitions qui ne pouvaient que perdre la piètre angliciste que je suis.

Je pense que je m'arrêterai à ce premier tome. Il y a pourtant les ingrédients habituels, bien rodés, la maladie du conjoint du personnage principal, voire sa mort, la maladie ou une perturbation du personnage principal, la conjuration d'une communauté subjuguée... Il me paraît d'ailleurs piquant que le Capitole ait été envahi par, entre autres, des Quanon, la communauté de Derry étant secouée par les anti-avortements délirants (on arracherait les foetus aux ventres des femmes pour partir les stocker et les incinérer...).

Je verrai.

 Citations :

(...) devenir vieux était comme manger un mauvais dessert à la fin d'un excellent repas.