30 novembre 2006
"Azur et Asmar" de Michel OCELOT (2006)
Voilà le site du film : http://www.azuretasmar-lefilm.com/
La bande-annonce : http://www.azuretasmar-lefilm.com/ba.html
Vers le XVIème siècle, Azur a une nourrice arabe, dont le fils, Asmar, est le compagnon de jeux, le frère de
lait. La nourrice conte l'histoire d'une fée des djinns prisonnière qui attend d'être délivrée... Les deux enfants rêvent d'aller délivrer la fée et de l'épouser, mais bientôt, le père d'Azur renvoie la nourrice.
Bien des années plus tard, Azur décide de rejoindre son rêve dans le pays de sa nourrice et d'Asmar. Des déconvenues l'attendent, mais des guides le mèneront à bon port, Crapoux et la petite sultane Samchousabbah (une mention spéciale à la gamine la plus adorable des films d'animation actuels).
MON AVIS :
Une pure merveille : les couleurs, la musique, l'expression des sentiments, les paradoxes et l'humour qui règnent font de ce film d'animation un grand moment pour moi. Je suis étonnée et déçue que si peu de gens, curieusement, aient pensé aller le voir, y compris ceux qui avaient des enfants.
04 novembre 2006
"Le Diable s'habille en Prada", de David FRANKEL (2006)
Andrea, dont la mode est vraiment le cadet des soucis, se retrouve moralement obligée d'accepter un emploi pour lequel beaucoup de femmes se damneraient : assistante d'une rédactrice qui fait la pluie et le beau temps dans le milieu de la mode. Elle est très vite obligée à une métamorphose, à la fois contraignante et amusante, mais jusqu'où ira-t-elle dans le reniement d'elle-même ?
MON AVIS
Une comédie amusante, avec une Andrea (Anne Hathaway) très mignonne, et une rédactrice en chef (Meryl Streep) en Iron Lady dévorante et sobre. Le "c'est tout", à la fois posé et grossier (il remplace le "je vous remercie" des personnes bien éduquées) définit la désinvolture qui sert de classe de ceux dont dépend votre emploi, et qui en sont trop conscients. Tout n'est pas si manichéen : j'ai été frappée par la mise au point forte et douce avec laquelle la patronne explique à son assistante combien le mépris dont celle-ci frappe la mode avait déjà été prévue par cette dernière, et combien ce qui passe pour frivole est un vrai métier, une vraie somme de connaissances et d'observations des gens, tous les gens, y compris ceux qui croient être très haut dessus des apparences.
Vu au cinéma pour éviter de lire le livre !
