26 janvier 2007
"Iphigénie", de Michael Cacoyannis (1977)
Les Grecs s'apprêtent à partir, sous la conduite du roi Agamemnon, venger l'affront fait à Ménélas par Pâris qui
a enlevé sa femme Hélène. Les vents ne sont pas de la partie, la flotte reste immobile, et le devin Calchas affirme qu'Artémis veut le sacrifice d'Iphigénie, la fille d'Agamemnon, pour laver la faute de ce roi et lui permettre de partir vers Troie... La malédiction des Atrides pour cette génération continue.
Sur un canevas antique d'Euripide, repris par Racine en France, par Goethe en Allemagne, par exemple, Michael Cacoyannis a fait un film magnifique, lumineux, pas trop péplos. L'aspect androgyne et enfantin de la petite Iphigénie, incarnée par Tatiana Papamoschou, surprend tout d'abord, puis au fil du film et de la construction de ce personnage, j'en suis venue à voir ce choix comme le seul possible. Le film a étonnamment peu vieilli.
20 janvier 2007
"L'Île aux Fleurs", de Jorge FURTADO (1989) VOST
Un court métrage de 12 mn environ.
Synopsis du site pooxi.com : Une tomate est semée, récoltée et vendue au supermarché, mais elle finit par pourrir et son parcours prend fin dans les rebuts. Prend fin ?
Non. L'Île aux fleurs suit son parcours jusqu'à sa fin réelle, parmi les animaux, les rebuts, les femmes et les enfants. Puis la différence entre les tomates, les cochons et les êtres humains devient claire.
MON AVIS
Sous forme de documentaire drôlatique avec ses répétitions et ses enchaînements style marabout-bout de ficelle, le réalisateur nous fait toucher du doigt une réalité qui serre le coeur : on traite les humains pauvres comme on n'ose pas traiter des animaux.
L' ile aux fleurs
envoyé par swissgirl
"Une vérité qui dérange" d'Al GORE (2006)
Al Gore, presque débarrassé des oripeaux de candidat malheureux à l'élection présidentielle, semble se dédier à
la tâche supérieure d'éveilleur des consciences, sans jamais oublier de prendre la pose.
On lui pardonne bien volontiers car son énergie et sa sincérité dans son engagement pour dénoncer le réchauffement climatique et réclamer une politique mondiale engageant les pays sont entières. Le film est accablant, dérangeant, inquiétant : les images parlent presque d'elles-mêmes, et ne parlons pas des chiffres.
Un moment de pur comique involontaire : quand Al Gore dit qu'aucun scientifique sérieux n'ose plus mettre en doute la responsabilité de l'homme dans la vague de réchauffement actuel... notre Claude Allègre national ne pouvait pas rater une nouvelle occasion de se/nous ridiculiser, évidemment.
De très belles images. A revoir, pour garder la flamme intacte.
Une Vérité qui dérange
envoyé par yom_