anges_et_demonsRobert Langdon, fameux professeur d'iconologie religieuse à Harvard, est appelé par le CERN en Suisse pour régler immédiatement une affaire criminelle... A priori, ce n'est pas de son ressort, mais en réalité, le scientifique assassiné, Leonardo Vetra, a été retrouvé avec le symbole d'une société secrète ennemie de l'Eglise Catholique, imprimé au fer rouge sur le torse : Illuminati.

Se pourrait-elle que cette société secrète existe toujours ? Et pourquoi s'en prendre à Vetra ? La réponse arrive en la personne de sa fille adoptive, Vittoria, elle-même grande scientifique : père et fille travaillaient à une découverte révolutionnaire, la production d'antimatière. Or une grosse goutte d'antimatière a été dérobée et son conteneur ne peut pas fonctionner en dehors d'une source d'énergie indéfiniment... l'explosion est inévitable, mais où ?

Pendant ce temps-là, au Vatican, le conclave se réunit pour élire un nouveau Pape. Rien ne doit perturber ce rituel millénaire. Or les gardes suisses ont constaté la disparition des quatre cardinaux qui ont le plus de chances de se faire élire et celle d'une caméra qui a été déplacée et qui montre... une goutte flottant dans un conteneur dont l'explosition est prévue pour minuit. Entre temps, le futur attentat est revendiqué par les Illuminati ainsi que l'assassinat à heure fixe de 20 heures à minuit le soir même...

Robert Langdon et Vittoria Vetra se dépêchent d'aller au Vatican pour tenter de récupérer l'antimatière avant son explosion et éventuellement déchiffrer dans la bibliothèque vaticane les quelques indices en leur possession pour éviter les meurtres des cardinaux...


Construit un peu de la même façon que le Code Da Vinci, ce volume-là m'a peut-être plu davantage à cause de la virtuosité nécessaire pour caler plus de cinq cents pages dans la même soirée ! Est-ce que le timing est convaincant ? Quand même pas : aller dans la crypte du Vatican et revenir gambader sur la place Saint-Pierre en moins de dix minutes me paraît assez difficile. Mais on veut bien faire semblant...

Malgré quelques erreurs de documentation pourtant faciles à régler, puisque moi-même savais que c'étaient des erreurs, je peux dire que j'ai beaucoup appris grâce à ce roman, notamment, avec regret, que ce n'est pas le tombeau de Saint Pierre qu'on aperçoit dans la basilique.

Mon agacement principal provient de cette habitude des écrivains et scénaristes américains de toujours refiler à l'"affreux méchant" la nationalité qui est en délicatesse avec leur pays : russe jusqu'à la chute du mur de Berlin, français dans les années 2000 et désormais arabe, bien sûr !

Les scènes de délires mégalomaniaques et mystiques finales sont aussi un peu longues...