cecinestpasunfantome

Essai sur les fantômes antiques et plus récents, chez Shakespeare (évidemment) mais aussi Didier-Georges Gabily, Edward Bond, Koltès...

Voilà une lecture que je traîne depuis presque deux ans, devant laquelle je fais passer tout ce que je peux, depuis que j'ai fini le chapitre qui me l'avait fait acheter, celui sur les fantômes antiques, dont j'attendais une immédiate utilité.

Ce n'est pas que le reste soit sans intérêt, mais après avoir fini au prix d'une endurance et d'une constance qui force ma propre admiration, je trouve que j'ai payé un lourd tribut à mon jusqu'au-boutisme.

Le rôle transitoire joué par le fantôme du théâtre pasolinien, "métathéâtral", l'introduction de la notion de ready-made, que je n'ai pas trouvée clairement définie et qui, malheureusement, a été resucée voluptueusement de chapitre en chapitre, ne soulevait guère d'interrogation. Agacement mineur : lire que le discours de tel personnage était en "dialecte"... quand je ne vois guère que de l'italien un peu oral et même pas de langue frioulane ou de dialecte romain... Mais ce n'était rien à côté de mon ennui perplexe. Je ne peux que constater, malgré les infinies nuances et distinctions apportées par l'étude P. Katuszewski, docteur en études théâtrales, que les conventions théâtrales évoluent mais ne disparaissent pas, et surtout que les fantômes antiques restent une référence qu'aucune nouvelle catégorisation (qui me paraît) forcée ne peut vraiment dépasser.

Le titre est très astucieux, car il synthétise assez bien la plupart des fonctions ou représentations fantasmatiques sans compter l'humour de la référence au tableau de Magritte.