becailleRecueil de nouvelles naturalistes que je ne connaissais pas du tout !

La Mort d'Olivier Bécaille :

Ce récit touche à une de nos terreurs et ressemble d'une certaine façon à la "Métamorphose" de Kafka. On devine que Zola, flirte avec le fantastique, en nous décrivant un cas de catalepsie qui s'ignore. Olivier Bécaille, qui a épousé une jeune fille pauvre, pas du tout amoureuse de lui, est parti vivre Paris et se réveille un matin... ou ne se réveille pas... En tout cas, il est parfaitement conscient de tout ce qui se dit et se fait autour de lui... Et autour de lui, on le croit mort...!

Nantas :

Un jeune Marseillais "monte" à Paris, tel un Rastignac. Mais la seule ouverture professionnelle qui s'offre à lui est de vendre son nom à une fille de haut lignage, enceinte des oeuvres d'un homme marié, et à l'enfant qu'elle porte... Il accepte à contre-coeur, troquant sa dignité contre l'espoir que l'argent que ce mariage lui obtiendra lui permettra de faire ses preuves en tant qu'homme d'entreprise et d'avenir. Et il devient en effet un des hommes importants de son temps, un capitaine d'industrie et un condottiere politique... Mais tout n'était pas prévu.

Une fin inattendue, qui nous rappelle que Zola est un homme de tendresse humaine et de désenchantement.

L'inondation :

Dans une région, la Garonne déborde et plonge une famille aimante, nombreuse et heureuse, dans un cauchemar sans fin.

Zola est ici un maître du suspense et de l'horreur. Il semble tout broyer.

Les coquillages de M. Chabre :

Un rentier d'âge mûr épouse une jeunesse... La faute porte sa punition avec elle-même, comme dirait l'adage : le mariage est infécond. Alors le médecin suggère une cure de coquillage à l'époux, au bord de la mer, en Bretagne. La jeune épouse trouve un plaisir inattendu à cette cure de nage, de soleil, d'huîtres et de randonnées en compagnon d'un jeune cicerone nommé Hector et âgé de vingt ans.

Une des nouvelles les plus satiriques et sensuelles du recueil. On a tous les plaisirs à la fois et ne voilà-t-il pas que j'ai une de ces envies de coquillages !...

Relecture le 1er mai 2019.