atlantidesLe lieutenant de Saint-Avit, en décidant de faire un détour pour accompagner le capitaine Morhange vers le Hoggar ne sait pas ce qui l'attend. Une étrange inscription apparemment grecque (Antinea) semble baliser un territoire et c'est effectivement dans le royaume de la reine Antinea, dernière descendante de la lignée des Atlantes et petite-fille de Pluton, qu'ils entrent. Celle-ci est une séductrice vengeresse, prenant fait et cause pour les Didon, les Circé, les Ariane, séduites et abandonnées, elle fait mourir d'amour ses proies...


Je crois que les hommes qui m'ont vanté ce roman ont dû tomber très amoureux d'Antinéa, car, si je reconnais que c'est un sympathique roman d'aventures, rempli d'images fa-bu-leuses, dignes des blockbusters les plus ébouriffants, l'intrigue (que j'évite de développer ici, pour ne pas faire perdre le peu de suspense qu'il pourrait encore y avoir en lisant) est tout de même bien mince ! J'ai un peu souri de la puérilité d'Antinéa et de l'invraisemblance du mécanisme de la passion qu'elle était censée faire naître chez ses amants.

J'attendais un roman beaucoup plus aquatique, dans une sorte de cité lacustre, avec les fameuses chevauchées de dauphins, mais la petite-fille de Neptune (ou d'un ivrogne polonais ?) est au régime sec. Pas plus de dauphin dans le Hoggar que de beurre en branche. Mais, j'insiste, les descriptions des paysages ont un talent fou et rendent justice au Critias de Platon, auquel Benoît reste fidèle.