fin-jalousieLes éditions Gallimard ont extrait des recueils Les Plaisirs et les Jours et de L'Indifférent et autres textes, ces quelques nouvelles : "Violante ou la mondanité", "La Confession d'une jeune fille", "Un Dîner en ville" et "La Fin de la jalousie".

La première nouvelle ("Violante ou la mondanité") est un conte qui sent son XVIIIème siècle et une morale qui est, ma foi, assez intéressante. Je pense que c'est celle que j'ai préféré dans le recueil, peut-être parce qu'elle était assez facile à lire, et d'analyse plus simple.

"D'objet d'art, elle devint objet de luxe par cette naturelle inclinaison des choses d'ici-bas à descendre au pire quand un noble effort ne maintient pas leur centre de gravité comme au-dessus d'elles-mêmes. Augustin s'étonnait de tout ce qui'l apprenait d'elle. "Pourquoi la duchesse, lui écrivait-il, parle-t-elle sans cesse de choses que Violante méprisait tant ?" " parce que je plairais moins avec des préoccupations qui, par leur supériorité même, sont antipathiques et incompréhensibles  aux personnes qui vivent dans le monde, répondit Violane. Mais je m'ennuie, mon bon Augustin."

Les trois autres nouvelles sont remplies des préoccupations du Narrateur de la Recherche du temps perdu (clandestinité de la souillure, peur de l'abandon de la mère, de la personne aimée, jalousie dévorante...), sans avoir son intérêt : ce style, ces infinies découpes de cheveux en quatre, n'ont pas la même séduction en petit format, j'avoue les préférer dans un roman où l'on a le temps de les construire dans le temps et échapper à la caricature, entrer dans la logique (pas toujours facile à pénétrer) du narrateur hypersensible, scrupuleux et calculateur.