Riquet-a-la-houppe_1615Ce qui est très curieux, c'est que j'ai associé deux lectures dans un cercle l'an dernier : "Stupeur et Tremblement" d'Amélie Nothomb, et le conte de Perrault, "Riquet à la Houppe". Et voilà que le premier auteur reprend le titre de l'autre ; le hasard fait de ces clins d'oeil !

Evidemment, la romancière ne prétend pas faire un conte classique, même si quelques tournures, çà et là, sentent leur classicisme. On a du mal à comprendre l'intérêt de certaines péripéties dans la vie des personnages de Déodat et de Trémière... et j'ai bien peur que les revers amoureux vécus n'aient d'autre sens que : heureusement qu'on en a bavé avant de se rencontrer, on s'apprécierait moins... Cela a toutefois le mérite d'être vrai pour beaucoup de couples.

Parmi les choses qui me déplaisent un brin, le réchauffage de thématiques exploitées dans d'autres oeuvres, mais comme il s'agit de l'autobiographie "Métaphysique des tubes", ça se comprend mieux : des bébés surdoués et/ou contemplatifs...

Un brin d'air et de poésie toutefois dans le roman : les pages sur les oiseaux, mais surtout sur les bijoux ! C'est ce que je retiens avec le plus de plaisir du texte, car il ne fera jamais pièce au conte de Perrault.

Un intérêt anecdotique : l'auteur révèle le secret de certaines émissions pour exaspérer les invités dans les coulisses ("Celle-là, elle a un bon potentiel hystérique") afin de les amener à exploser sur le plateau de télévision.