paranoid-park-2525132-264-432Un jeune homme un peu perdu par la séparation à problèmes (mais je crains le pléonasme) de ses parents s'est réfugié dans le skate-bord et l'amitié avec Jared et d'autres du groupe. Il aime particulièrement le côté bad boy de Jared, la mauvaise réputation des skateurs et celle, redoutable, de Paranoid Park où les plus doués se réunissent. Les jeunes filles le convoitent, mais il se sent tiède, n'a pas la disponibilité affective et sensuelle qu'il lui faudrait pour ces moments-là. Hélas, Jared n'a pas cette indifférence et le laisse tomber juste le soir où ils avaient décidé d'aller à Paranoid Park... Notre héros y va seul et les choses tournent très mal... Homicide accidentel... mais qui le croira ?


Un bref roman, destiné à la jeunesse, sans doute, mais dont l'ambiance est tellement oppressante que j'ai failli le fermer plusieurs fois tant l'angoisse, la culpabilité, le mal-être du jeune homme parvenaient à m'affecter. Il y a un hyper-réalisme, une maîtrise parfaite des actions-réactions qui est très rare dès qu'on parle de l'adolescence ; malgré une syntaxe parfois relâchée, Nelson ne tombe ni dans la caricature ni le gnangnan que je déplore presque chaque fois que j'ouvre un roman de ce genre. Sans doute est-ce pour cela que Gus Van Sant, qui est tout sauf convenu, a pu vouloir l'adapter pour le cinéma... mais je n'ai pas vu ce film, en tout cas, pas assise devant en tout cas, je n'ai rien reconnu en lisant.