Claire-Darling-afficheClaire Darling (Catherine Deneuve) , veuve, fâchée avec sa fille Marie (Chiara Mastroianni) depuis vingt ans, ne s'est jamais bien remise du décès accidentel de son fils. Elle vit dans une gentilhommière dans le village de Verderonne avec pour seul complice le curé. Cette grande maison déborde d'objets anciens voire précieux, de portraits de famille, et même d'une collection inestimable d'automates qu'elle continue elle-même depuis longtemps.

Un matin, elle se lève en sursaut comme à l'écoute d'un message et organise soudain un vide-grenier des objets de sa maison, n'épargnant après coup qu'une horloge. Cela terrifie une amie de sa fille, Martine (Laure Calamy) amatrice également d'antiquités, mais affolée de voir brader un patrimoine pour quelques euro ; elle va finir par prévenir Marie. D'ailleurs, instruits de l'aubaine, les chalants arrivent, toujours plus nombreux et avides... Claire finit par avouer sa certitude que la journée est sa dernière.


J'ai mis longtemps à comprendre où le film voulait en venir, et j'ai pris certaines séquences pour des longueurs... Julie Bertucelli feint d'hésiter entre le réalisme et le fantastique alors que le fantastique est lui-même cette hésitation, je ne suis pas sûre que le mot "conte", soit le bon. Certains critiques y ont peut-être pensé à cause de la part belle faite aux souvenirs d'enfance et aux personnages enfants. Claire Darling est un personnage glaçant de la destruction qui s'est opéré en elle au cours des vingt années précédentes, et la douceur des autres personnages fait du bien à voir, mais rien de tel n'émane d'elle : le personnage sur le point de quitter la vie n'a plus de manifestations extérieures qu'automatiques, tourné vers lui-même, tout en contradictions. Chiara Mastroianni est étonnante de nuances et de vérité.

Le film est tiré du roman Faith Bass Darling’s Last Garage Sale de Lynda Rutledge.

Bande-annonce.