51mLfBaSpvLJ. K. Rowling a fait beaucoup d'enfants et Percy Jackson en est un. On trouve la mythologie, les super-pouvoirs, le manichéisme est évité de justesse mais seulement à la fin, le home d'enfants à cause d'une famille plus ou moins moldu hostile et un héros pas forcément encore bien reconnu mais à la carrure d'élu. Ce qui alerte dès le début est l'appellaton "sang-mêlé".

Ce roman de littérature de jeunesse se laisse cependant bien lire, avec plaisir, les péripéties s'enchaînent avec prestesse, la plupart d'entre elles sont "crédibles" eu égard au genre, il y a même quelques belles descriptions.

C'est juste à cette sorte de colonie remplie des enfants illégitimes et sang-mêlé des dieux, que je ne crois pas ; les Olympiens ne sont pas à égalité, Déméter, Aphrodite, etc. ne sont pas censées avoir un lieu officiel où mettre leurs rejetons, encore moins Athéna, déesse aussi vierge qu'Artémis, et qui a ses enfants elle aussi ! Mon étonnement est aussi que l'auteur (vivement conseillé par son éditeur ?) feint d'ignorer que les Etats-Unis sont largement christianisés et ne traite pas de la concomitance de cette foi. C'est pourtant quand les personnages s'ancrent dans leur espace-temps qu'ils sont les plus intéressants. Je ne parle évidemment pas des flots de junk-food déversés à chaque repas hors de la colonie (où l'on mange sainement).

Offert par des élèves, que je remercie.

Citations :

  • Non. C'est tout ça qui me rend triste. (Il a montré du doigt les détritus qui jonchaient le sol.) Et le ciel. On ne peut même pas voir les étoiles. Ils ont pollué le ciel. C'est une époque terrible pour un satyre.
    - Ah ouais. Je suppose que tu es écologiste.
    Il m'a fusillé du regard.
    -  Il n'y a que des humains pour ne pas l'être.
  • Tu plaisantes ? a dit Arès en riant. J'adore [les USA]. On n'a pas fait mieux depuis Sparte.