1732769760Quand ce militant d'Alternatiba m'a prêté ce livre, après m'avoir expliqué ce qu'était une fresque du climat, j'ai cru par assiociation d'idées qu'il s'agissait d'un roman graphique sur la fin de l'anthropocène à cause de l'exploitation irraisonnée, déraisonnable, de l'environnement. En réalité, si le proverbe "l'écologie sans la lutte des classes, c'est du jardinage", on en parle pendant quelques pages mais le sujet dominant est la dénonciation du capitalisme et de l'exploitation qu'il fait de tout le vivant et de l'humain.

L'intérêt de la forme graphique est la promende tout à fait poétique, tout en métaphores, des récits qui se tressent à la démonstration. Elles sont hardies, drôles et toujours justes. Le problème est que, parfois, j'ai oublié tout ce que recouvrait la métaphore (celle de la course de chevaux, par exemple) et qu'il m'a fallu m'arrêter pour réfléchir et me rappeler.

Je ne sais pas si j'ai déjà lu ces thèmes de manière plus accablante et grinçante que dans ce livre. Paul Jorion est enseignant, expert financier et anthropologue, c'est bien sa largueur et sa hauteur de vue que nous propose cette exploration des mécanismes du travail, du capital, du patronat et - cerise sur le pudding - du politique, grimé en barman et serveur dévoué du capital et du patronat. Grégory Maklès, scénariste aussi, mais dessinateur a choisi une palette réduite au blanc, au vert et au noir qui donne une atmosphère morbide, malsaine et inquiétante, comme le système qu'elle dépeint.

Je le rachèterai. Puis-je mieux le recommander ?

Citations :

J'ai voulu scanner quelques bandes, mais il aurait fallu scanner le livre entier, donc je recherche quelques images déjà en ligne.