part_colibriEn quarante-cinq pages, Pierre Rabhi rappelle son parcours personnel assez original, et expose le devenir de l'être humain, dans l'état actuel des choses, sans viser à l'exhaustivité des symptômes et des conséquences, mais à la globalité de sa situation.


Quelqu'un qui, comme moi, s'intéresse depuis longtemps aux mérites comparés de l'agriculture industrielle et biologique, à l'environnement et aux mécanismes de marché irrationnels qui prévalent (et, mieux, passent pour "réalistes"!)  n'apprendra rien de nouveau, mais le verra exprimé de façon plus synthétique, émotionnelle et humaniste.
Malheureusement, cet aspect est peut-être la faille du texte par rapport aux lecteurs qui ne seraient pas d'avance convaincus sur la question : quand on appelle à un changement mondial au nom de sentiments humanistes (on aime mieux l'humanitaire, plus lucratif), on passe pour un doux toqué et les seuls arguments qui toucheraient tout le monde sont, à mon humble avis, ceux qui sont relatifs à la conservation de notre "cher petit nombril" (merci, Cohen).
Quid de la "part du colibri" ? C'est une histoire tellement jolie que je préfère vous la laisser découvrir dans le livre.