vague

Ben Ross est un professeur très apprécié de ses élèves dans un Lycée des Etats-Unis d'Amérique et il enseigne selon les méthodes en vogue là-bas pour impliquer les élèves : les immerger émotionnellement dans le passé. Il commence de manière très classique, par un documentaire sur les camps de concentration, qui révulse les élèves. Mais certains semblent étrangers à l'affaire, se focalisant sur ce qu'ils ne peuvent comprendre, à savoir comment les Allemands ont pu laisser faire une chose pareille. Cette incompréhension gêne même la crédibilité du fait.

Il leur propose alors une expérience : former un groupe, avec symbole, salut, uniforme, travailler la cohésion... Il se propose lui-même comme leader charismatique. Les élèves obtempèrent avec enthousiasme... et dans un premier temps, cette unité, cette rapidité dans le même sens facilite, par exemple, leurs cours, leur engagement dans des activités péri-scolaires et même la camaraderie...

Mais très vite des mécanismes d'exclusion et de violence commencent aussi à se manifester.


Je lis le roman après avoir vu le film, ce qui est un ordre que j'évite. Mais cette fois, l'avantage va au film, La Vague, qui est bien plus complexe, moins naïf, plus réfléchi et construit que ce "petit" roman dont seule l'idée est intéressante, mais a été mieux exploitée par Dennis Gansel. Reste une lecture salubre sur les mécanismes du fanatisme, surtout en ce moment. Merci à vaga-bonde de m'avoir fait suivre ce livre dans l'opération de BookCrossing en hommage à Charlie Hebdo.