jalouseNathalie (Karin Viard) brillante agrégée et ancienne élève de l'ENS, à l'approche de la ménopause se met à développer un syndrome de jalousie général : le nouveau couple de son ex (Thibault de Montalembert) avec une jeune femme qu'elle juge stupide (Marie-Julie Baup), le couple résistant au temps de sa meilleure amie (Anne Dorval), la jeune collègue ambitieuse (Anaïs Demoustier) issue du monde de l'édition dans le lycée où elle enseigne... mais il se focalise en particulier sur sa fille Mathilde (Dara Tombroff, émouvante et d'une grâce exceptionnelle), qui vient de fêter ses dix-huit ans... au point de la transformer en authentique marâtre de conte de fée...


 Un film beaucoup plus profond qu'il n'y paraît, qui dépasse de loin la question de l'humiliant "retour d'âge", et qui exprime nettement ce qui est beaucoup plus refoulé chez d'autres. Il y a des moments extrêmement drôles mais sur fond de scandale, et il m'est arrivé de dire à haute voix "Ah non !" là où celui qui m'accompagnait, formé sur les problèmes familiaux, ne paraissait pas surpris de l'extrémité que puisse atteindre la jalousie maternelle.

La place importante des thérapeutes me fait penser au film, plus léger, de Michèle Laroque, que je suis allée voir peu après, et qui traite également de l'"âge critique" des femmes et de leur "deuxième vie".

Bande-annonce ici.